09/09/2008

Le monde des vivants

SKATE OR DIE

Eprouver son existence aux bords des 40 ème rugissants m'a toujours fasciné, que ce soit celle d'un navigateur solitaire, celle d' une photographe dans la guerre, ou celle de ces skateurs planants ...


Vidéo du jour découverte sur le blog buzz2luxe.com

Il y a évidemment un esthétisme d'images au delà du ralenti convenu, une musique planante qui aide à l'éveil d'une émotion garantie... mais au-delà de la prise de risques et du plaisir palpitant, ce film m'évoque la brutalité de la mort dans la vie même.
J'imagine que dans d'autres no man's land, des skaters continuent à sauter par-dessus de vraies mines, dans un timing pas aussi parfait.
Cette mise en scène réveille en moi le challenge permanent du monde des vivants.
Celui des résistants. De ceux qui ne s'endorment pas au soleil.



A ce sujet, je voudrais rendre hommage à une grande photographe de guerre, la première femme à avoir obtenu le prix World press photo,Françoise Demulder, qui a quitté ce monde il y a quelques jours, à qui j'avais émis l'humble souhait de réaliser son portrait. Depuis que je m'étais questionné sur le sens de l'image dans la guerre, de tenter de comprendre ce qui poussait certains
à s'engouffrer dans un monde sanglant, volontairement.
Ce ne sera malheureusement pas de son vivant.

Reste des images et sans doute sa philosophie de la vie qui reste à lire dedans.

2 commentaires:

mamzellescarlett a dit…

Les images de guerre sont toujours bouleversantes d'émotion et interroge sur la violence des hommes. L'un de mes rêves serait un jour d'aller à Perpignan au festival de visa pour l'image. Grand rendez-vous photographique des plus grands talents.

Laure K. del Sol a dit…

oui je connais, j'y suis passée une année, la ville et les expos étaient
très étonnantes. A l'époque je m'interessait au travail de Christine Spengler, autre photographe de guerre, devenue photographe de mode,
assez aatypique comme personnalité.
Autre chose que Françoise Demulder !