26/04/2010

After Lucian ...

Enfin j'ai pris le temps de me rendre au musée pour l'exposition de Lucian Freud, après avoir découvert ce peintre par le billet d'Helenablue. Une peinture cruelle, et une vision unique. A voir donc.

Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas errer dans un musée que l'espace même et les gens qui s'y concentrent m'ont autant passionner que les toiles... cette déambulation pensive, l' arrêt des regards et des corps devant les représentations du corps d'un autre me donne à méditer.

J' ai toujours aimé le silence des musées comme celui des églises, il y a quelque chose de "sacré", je trouve, un silence entendu, puisque le discours est ailleurs.

Une peinture "lépreuse" j'ai songé, en y regardant de près, marquante de la déchéance du corps par le temps, des chairs non tenues par l'apparat d'un vêtement, aussi crû et cruelle que soit cette représentation, cette vision là, on y trouve une beauté arrogante, une lumière sans concession... des sentiments contradictoires à l'approche de ces peintures.



La peinture se fait chair, Lucian Freud n' hésite pas à amplifier la taille des pieds de ses modèles, on distingue parfaitement la bonne proportion des pieds, et puis il y a ces rajout de chair, comme une espèce de monstruosité déformante.

J' ai beaucoup aimé également son rapport à la mise en scène, la théâtralité des scènes peintes, et là où il interroge la représentation du réel au travers des toiles de maître qu' il revisite à sa façon.

Tant d'interrogations qu'offre la peinture, ces instants où le regard s'arrête sur une seule image où il y a tant à lire, et non sur 24 en mouvements...

Je devrais suivre ce traitement d'hygiène mentale plus souvent...

9 commentaires:

Appels d'air a dit…

Ca a l'air de vous réussir. Merci de nous en faire profiter.
L. F. est un de ceux dont le travail m'intéresse le plus dans la peinture d'aujourd'hui. Lunettes Rouges disait que l'expo n'était pas très bonne, n'hésitez pas à le contredire sur son blog,
Baltha

manouche a dit…

dans la famille Freud je demande le grand oncle

Arthémisia a dit…

Ah si j'avais de l'argent....
j'achèterai cette peinture de vérité, cette anti-Renaissance, cet anti-idéal, cette authentique humanité, cette Beauté crue et criée aux coins des jours et non des magazines remplis de mannequins en papier glacé et...glacial.

Laure K. ( del sol ) a dit…

@Baltha
Je n' ai pas trop le temps là d'aller palabrer avec ceux qui n' ont pas aimé...mais à l'occasion, redonnez moi ce lien, cher Baltha.

@Manouche
...

Laure K. ( del sol ) a dit…

@ARthémisia
AH! j' ai pensé que vous aviez mis la clé sous la porte Arthémi !!
l' intitulé "blog fermé" auquel on ne peut ajouter des commentaires fût assez déconcertant. Mince alors, quelle frayeur ! bon j'éxagère un peu mais quand même ! plaisir de vous retrouver tout de même.

Arthémisia a dit…

La fermeture fut de quelques jours, nécessaires à un replis sur un gros désespoir doublé d'une rage intérieure égale. Je m'accroche, je me bats et "bon Dieu" ce que la bonne peinture fait du bien!

Appels d'air a dit…

>Laure K. ( del sol ),
Recherche faite il s'agissait d'une critique de Lunettes rouges sur Van Gogh,
MEA CULPA,
Baltha

Pierre a dit…

Le silence du musée au silence de l'église... C'est du spirituel !!
Tiens donc...
Bises

Laure K. ( del sol ) a dit…

@Pierre
Ya, what else ?