30/04/2011

Focale



Nikita je l'ai vu et revu, lu, dépouillé, digéré vers 19/20 ans. Vente anos, madremia !

Les découpages des plans, la lumière, les effets sonores, la mise en scène de Luc Besson quoiqu'on en dise reste une leçon de direction d' acteurs. Pour moi. Au millimètre.
Il m'avait donné le goût de l'effort aussi ce gars-là.
C' est un métier de longue haleine.
Mais comme j' ai un train de retard sur les technologies émergeantes, sans doute dû à une méfiance d'être toujours "in",  j' avoue mettre un temps tortuesque pour m'abonner aux nouvelles optiques.
Entre la plume et le bic, mieux vaut laisser glisser la plume... même si l'outil ne précède pas la pensée.

Faire de la belle image est quasiment donné à tout le monde au travers des appareils photos/ vidéos numériques. S'en est presque écoeurant de trop de belles images, ça nous éloigne surtout du réel. Filmer un SDF sous un pont peut devenir une image carte postale si emplie de beauté plastique qu'on en oublierai la cruelle réalité, le froid, la faim, la soif.

Je pense aussi à ce qu' évoquait le metteur en scène Patrice Chéreau de "rendre les visages et les corps beaux", que le manque d' aspérités avaient peu de résonnance à ses yeux. 

Donner un sens et raconter en profondeur reste une autre histoire. 





14 commentaires:

le bourdon masqué a dit…

oui ta phrase sur ce clochard exploité jusqu'au trognon me fait songer à ce que d'autres font avec des visages de vieux paysans et se font du peze avec en les exposants sans filer un rotins au sujet sus nommés. J'ai ma dose de bile pour aujourd'hui et ce n'est pas de ta faute. Pour une fois ton commentaire m'émeut.Ah! la vache.
Bzzz... ;)

le bourdon masqué a dit…

en revanche le Tait Tinger du sous-titre fait le flop. re Bzzz...

manouche a dit…

Cet extrait de Nikita est à commenter plan par plan une vraie leçon de cinéma. Quant aux exploiteurs "artistiques " de la misère je partage ton avis.

bizak a dit…

On peut dire que la séduction de l'image est une chose, le fond en est une autre.Quel bonheur, si l'esthétique s'allie à la réalité des choses toutes crues!
Tu as toujours, Lorca, un regard trés sensible sur les choses.

Appels d'air a dit…

C'est un Jane Bond ce truc. "Truc" ne convient peut-être pas? Mais Jane Bond, je suis assez content, non?
Baltha

lilasvb a dit…

j'avais bien aimé nikita!

laurence a dit…

je me suis fait "sauté" mon portable par un greluchet ou une greluchette impalpable. Niquée il ou elle m'a...et comme Nikita plus moyen de commu niquer...

Laure K. a dit…

@Le bourdon
Tant que l'on s'inquiète, on est en vie.
;)

Laure K. a dit…

@Le bourdon
Là j' ai pas compris par contre.

Laure K. a dit…

@Manouche
Ou comment la tension et l'intention est puissante. Une écriture soignée.
la meilleure exploitation de la misère s'est faite en hélicoptère... suivez mon regard vu du ciel...

Laure K. a dit…

@Bizak
merci Bizak,je m'interroge souvent (trop?)et je suis nullement accomplie dans ce regard. Mais j' y ait une réflexion pour ne pas faire comme... pas aveuglément comme.

Laure K. a dit…

@Baltha
Calamity Jane Bond ?
:-)

Laure K. a dit…

@lilasvb
Anne Parillaud est excellente dans ce film. Servie par un personnage écrit sur mesure. Son évolution, son besoin de rédemption, sa dette interminable.
J'aime beaucoup comment Besson dirige ses acteurs et là où ils les emmènent.

Laure K. a dit…

@Laurence
Niker, niker !?