16/12/2012

Sans pitié






ABATTRE MOTS APRES MOTS LES MURS DE SILENCE.


 
Ce soir, je serais sans pitié.

15 commentaires:

helenablue a dit…

Mon père me disait abattre les murs ou plutôt en faire-fi. Et la seule fois où nous avons pu parler l'un devant l'autre, je lui ai dit: " moi, je les démonte"... Et je m'en souviens comme si c'était hier pourtant les années ont passé. ET j'ai encore à faire!

helenablue a dit…

Les abattre mots après mots c'est comme les démonter, c'est défaire une à une les pelures de l'oignon pour arriver jusqu'au trognon!

helenablue a dit…

J'avoue ne pas connaître d'autres voies que celle-là!

Pardon de m'y être prise en trois fois!

Laure K. a dit…

@Héléna

Bordel comme c'est éprouvant Hélène...

J'avais envie de pleurer dans tes bras, tout à l'heure. Je sais que tu comprends.

Merci de ton amitié, ça compte pour moi plus que tout en ce moment. C'est difficile mais j'avance.
Pour Louise.
Combien de pages écrites, de mots jetés pour finalement atteindre l'essentiel de ce qu'il faut dire. Ce qu'il faut dire humainement, dans la tranche du vital.
Quand tu sens pourquoi et pour qui tu démontes, ça te donne la rage.
C'est un travail de chien !


lilasvb a dit…

c est tres parlant cette association mot image

zoé lucider a dit…

Bon courage et bon gros bisou pour te donner du cœur à l'ouvrage.

alex-6 a dit…

Pendant la guerre une affiche disait: les murs ont des oreilles!
aujourd'hui certains murs sont tombés mais on a toujours mal aux oreilles car les mots sont devenus des cris;Alors certains se bouchent les oreilles, se pincent le nez, ferment les yeux pour empêcher les mots de rentrer dans leur tête vide mais les mots n'ont que faire d'être esthétiques, ils ont des organes et un cerveaau qui aident au fonctionnement de la conscience et de l'intélligence
c'est pourquoi ils trouvent toujours une conscience pour se les rememorer et une bouche pour les murmurer.:)

La Rouge a dit…

Il y a quelque chose qui est difficile a ne pas sortir du mélange, c'est la fantasmagorie et le passage a l'acte. De cela je m'explique mieux. Ce qui est difficile par revisiter nos émotions de colère, de haine, de rage, de fureur, de tristesse ce n'est pas l'émotion en elle-même mais cette contraction du corps qui fait qu'elle repousse l'émotion dans nos tréfonds. C'est la structure du squelette qui en prend un coup en fait et qui créer cette douleur quasi insupportable. Le corps a mal. Il réagit a cela car il est associé au passage a l'acte, briser, faire du mal, casser, tout détruire, exploser la terre entière. La restriction s'est organisé autour du schéma fantasmagorique du tuer si on y allait, un genre de protection biologique en somme.

Quand tu vas visiter ces zones, de préférence vas-y accompagnée pour les premières fois. L'expérience ajoute de la lumière incroyable dans ces lieux inhabitées et démontre a l'inconscient que l'autre ne risque rien. La contraction risque d'être moins douloureuse.

Enfin... je ne sais pas si je suis claire mais bon, mon conseil de la fille qui ne sait pas au travers quoi tu passes. Conseil d'instinct.

Bonne chance.

La Rouge a dit…

Et ho! Dans tout ce chibang... n'oublies pas d'être douce pour toi. xx

Laure K. a dit…

@lilasvb
Parler, c'est ce que je veux. Que les choses soient dites; la vérité. A tout prix. Elle se paye en efforts intérieurs secouants.

Laure K. a dit…

@Zoé
merci de ta tendre et amicale pensée Zoé. :-)

Laure K. a dit…

@Alex
"les mots n'ont que faire d'être esthétiques, ils ont des organes et un cerveaau qui aident au fonctionnement de la conscience et de l'intélligence".

J'ose ésperer et croire en ce que tu écris là. Merci ALex.

Laure K. a dit…

@La Rouge

Ta vision est à la fois éclairante, et à la fois j'ai pleinement conscience de ce qui se joue.

Ce n'est pas pour moi en premier que je fais le job là. Moi je vais le faire pour moi début janvier et accompagnée, oui. Nécéssairement.
Selon ce qui ce sera dit ou passé dasn les jours et semaines à venir, vont découler un sort que je n'ai pas en partie dans les mains. C'est terrifiant, mais je dois aller jusqu'au bout. Je risque de m'écrouler si rien n'est entendu de l'autre côté. Vraiment. Parce que j'aurais déterrer une vérité que seule une mère peu anticiper pour son enfant, pour sa vie sous terraine. Une vérité que personne n'est prêt à vouloir entendre, ni mes parents, ni le père. J'anticipe un non-dit qui met en danger ma fille et personne les liens de "famille" ne veut en prendre conscience. Sont tous maboules et tellement "normaux".

Enfin, bon, je ne vais pas m'étaler sur le sujet. Mais je traverse un truc pas très funky et je suis comme une mère aux abois. L'instinct de survie pour sa progéniture. Et l'intelligence des relations pour l'avenir de ma fille. S'il faut mordre, je mordrais, quitte à y perdre mes dents. mais je peux bien m'écrouler. Je sais. Je sais que je peux m'écrouler d'un coup. Puis remonter. On verra bien.
J'essaye de livrer de toutes mes forces le résultat de mes recherches, mes prises de conscience, l'évidence même du danger mais bordel, comme tu dirais, je veux croire qu'il n' y a pas de déterminisme.
Je crois pouvoir influencer un destin mais il faudrait que je me prépare aussi à ce que les cartes soient irreversibles. I just can't, at time.

Ce sont des flèches d'amour ou blessantes parfois pour atteindre la cible. J'en ai encore pas mal dans mon carquois. Je voudrais n'en utiliser plus aucunes. Ni avoir à poser des bombes.Oui, ça ça me contracte plutôt bien.

Donc oui, de la douceur, c'ets vrai, tu as raison, et un bon bain.
Merci de me rappeler à moi.
Et merci d'avoir exposé tes intuitions.

MakesmewonderHum a dit…

Nous sommes, et serons là. Chimie de laboratoire et enfance ne rime peut-être pas ensemble, mais si le tableau périodique semble trop compliqué faut juste le simplifier en se rappelant que rien ne se perd, tout se conserve. L' amour donné se conserve indéfiniment, peut importe. Garder en mémoire aussi que nous avons non seulement le bagage génétique des quelques générations de proches parents mais bien celui de toute l'humanité qui nous a précédé, ce qui nous fournit en retour le plus formidable outil, notre instinct. Fais ce que tu ressens devoir être fait p.c.que viscéral.

Laure K. a dit…

@MakesmewonderHum
merci Uncle !