28/01/2013

Peter Lindbergh

Le photographe évoque son apprentissage autodidacte : "Quand j'étais petit, à la maison, il n'y avait pas de place pour l'art. Il y avait le handball, le sport, et c'était tout." Il raconte aussi les rencontres exceptionnelles qui ont jalonné sa carrière, son amitié pour Wim Wenders ou Pina Bausch, ses prises de risque et ses coups de cœur. "Je ne suis jamais devenu un photographe professionnel, dit-il. Il faut éviter de devenir professionnel. Je suis resté un dilettante, qui essaie chaque jour de recommencer le mieux possible."
Peter Lindbergh nous parle aussi du pouvoir révolutionnaire de l'art, et de la photographie surtout. Mais aussi de son pouvoir pervers de normaliser la femme-objet, notamment par le biais de la retouche informatique. "Aujourd'hui, on a atteint un stade, où les femmes montrées dans les publicités n'ont plus rien d'humain."

Profondément respectueux des femmes, Peter Lindbergh espère laisser d'elles une image élégante et puissante, et non imposer le canon d'une femme-enfant à l'esthétique parfaitement artificielle.





1 commentaire:

Michael Deschambault a dit…

Les deux billets sur PeterLindbergh m'ont permis de découvrir un photographe de grand talent, extrêmement prolifique, dont l'art est empreint d'un énorme respect pour la femme.

En fouillant sur le Net, je me suis aperçu qu'il a eu beaucoup de modèles. Je fus fasciné par certains portraits qu'il a pris de Natalia Vodianova. Toute cette beauté et ce caractère concentré en un seul regard.

Merci mille fois pour cette belle découverte.

P.-S. J'arrive un peu sur le tard avec ce commentaire, mais j'ai eu une bronchite sévère qui m'a bouffé toutes mes énergies. J'ai un peu de temps à rattraper. Beaucoup d'excellents billets ont été publiés ici, et je ne n'ai pas eu le temps de commenter sur tout. Merci encore de ta ferveur artistique, et ton sens aigu de l'esthétisme.