23/01/2013

Séances ciné

Deux films prochainement sur ma liste,
Déniché chez Alex.

DJANGO UNCHAINED - Quentin Tarantino



Quentin Tarantino n'a pas oublié les westerns Italiens des années 60: "J'ai baigné dans le western toute mon enfance comme n'importe quel petit garçon Américain. Pour la génération qui me précedait c'était le film d'action par excellence. Il était tombé en désuétude dans les années 80; J'en étais conscient au moment de l'écriture du scénario de Django UNCHAINED..... Ce projet me hantais depuis plus de 10 ans, je m'y suis beaucoup investi. Il était comme dans un incubateur et attendait le moment propice pour exploser... Il traite du sujet de l'esclavagisme qui a été évité pendant plus d'un siècle au cinéma, hormis dans "naissance d'une nation" (1915) de D.W GRIFFITH qui faisait l'apologisme du racisme et du KU KLUX KLAN... Alors bien sur que mon film est un acte politique maintenant que OBAMA a été réelu président, on est prêt à parler, à crever l'abces....l'utilisation des codes du Western-spaghetti n'est pas là pour alléger et nuancer le propos sur l'esclavage. Au contraire, je voulais que mon film dérange et illustre la gravité de l'esclavagisme aux U.S.A..."


BLANCANIEVES, (Blanche neige) de PABLO BERGER


"Pendant 7 ans le cinéaste va se heurter aux refus des producteurs; lorsque il en trouvait un un peu plus courageux les fonds étaient insuffisants au point de devoir avoir recours à la participation d'internautes intéressés aux éventuels bénéfices. C'est enfin le succès de "The Artist" qui a convaincu le producteur Français JEROMME VIDAL de soutenir la réalisation de ce film espagnol dont l'histoire est adaptée du célèbre BLANCHE NEIGE des frères GRIMM. Il a aussi reçu une aide européenne. Pour ce pari risqué Pablo Berger a su conserver la trame originale du conte en y mêlant les ingrédients culturels de l'Espagne de 1920 "

Pour la forme il renoue avec le style des grands films du Cinéma muet ("ELDORADO" 1921 qui innove la technique avec des effets visuels (Flou, le jeu de lumières/ombres) de MARCEL L'HERBIER, et "les Rapaces" d'ERIC VON STROEIM (1924), film américain muet en noir et blanc, presque entièrement tourné en extérieur. Au départ il durait 9h pour se réduire au final à 1h 40). BLANCANIEVES n'est pas un hommage au cinéma d'HOLLYWOOD mais relève de la culture européenne.

Côté technique, il a été tourné en couleur  avec une étude fouillée des complémentaires  et des nuances pour que le gris  rende bien entre le noir et blanc. Le 16 mm pellicule pour le grain de l'image; La pellicule a été ensuite mise en numérique et repassée en Film noir et blanc, pour approcher le cinéma de 1920 avec un recours aux verticalités des plans, des gros plans, et un nombre multiples de cartons inter- titres."

2 commentaires:

Michael Deschambault a dit…

Cette version de Blanche Neige semble fortement tripative. J’avoue avoir un faible ces temps-ci pour le noir et blanc. De plus, l’originalité de cette reprise — cette beauté espagnole — et toute cette belle musique et ces saltimbanques gitans : il y a de quoi se gaver l’oeil. Merci pour le relais.

Laure K. a dit…

@Michael
Hâte de le voir aussi, pour toutes les mêmes raisons que toi.