07/02/2013

Sur mon écran

J'ai un neveu du beau nom de Sahel, 14 ans, qui passait par chez moi l'autre jour. Je l'ai abrité deux nuits tandis qu'il se rendait passionnément à son stage d'astronomie. Il m'a parlé d'un film, Danny the dog, qui semblait lui tenir de film de chevet. Trois jours plus tard, je tombais dessus à la télévision.
Ce soir là, j'ai pris un grand shoot visuel, sonore, de narrations toutes différentes dans leur façon de me capter. J'ai plongé avidement et sans avis médical ni contre indications... ça m'a fait prendre l'air et coucher très tard, et écrire plus efficacement.


Danny the Dog  Long Métrage Cinema - Réalisateurs: Louis Leterrier et Luc Besson
Bart, un truand, a élevé Danny, un orphelin, comme un chien, dressé pour tué. Par hasard, Danny fait un jour la connaissance de Sam, un accordeur de pianos, et de sa belle-fille, Victoria. Une rencontre qui va lui donner des envies de liberté et de faire la lumière sur son passé.

Scène de bastons kung fu mélangé à la résolution d'un drame familial, vu du placard, comme Besson sait très bien les faire (cf scène meurtre dans Jeanne d'Arc). Ces scènes de placard se retouvent d'ailleurs comme un codification récurrente d'un traumatisme. Le protagoniste sait, en secret. La scène de recouvrance de la mémoire enfouie est donc toujours assez savoureuse à étudier.




Shutter Island
Long métrage Cinéma

Réalisateur: Martin Scorsese
Milieu des années 50 : deux marshals, vétérans de la Seconde Guerre mondiale, débarquent sur Shutter Island, une île transformée en prison psychiatrique, pour enquêter sur la disparition d'une pensionnaire. Est-ce la véritable raison de leur séjour derrière les portes du pénitencier ?

Je voulais le voir depuis qu'il était sorti en salle. Parce que les films de Scorsese, je les ait eut en piqûre pendant mes années de fac. Là, aussi, il est question de mémoire et des substituts psychiques qu'un protagoniste est obligé de mettre en place pour y survivre. Le coup de force est d'emmener le spectateur du côté de la vraisemblance de la réalité du personnage jusqu'au bout. La manipulation spectatorielle est parfois très jouissive à créer mais aussi à déterrer en second visionnage.



Dans la tourmente
Téléfilm Allemand- Belge- Polonais
Réalisatrice Marleen Gorris
Inspiré de l'histoire de l'écrivaine Evguénia Guinzbourg.

Kazan, 1934. Evguénia Guinzbourg, professeur de littérature à l'université et membre du Parti communiste, se trouve brutalement victime des purges staliniennes qui font des millions de victimes. Arrêtée sur un prétexte futile, détenue au secret pendant des semaines, elle est rapidement condamnée à dix ans de travaux forcés et déportée. Dans les immensités glacées de la Kolyma, seules sa passion pour la poésie et la rencontre avec Anton Walter, le médecin du camp, lui donneront la force de résister à l'univers impitoyable du goulag ainsi qu'aux mauvaises nouvelles venues de Kazan...

J'ai faillit ne pas accrocher, mais j'ai tout de suite reconnu le visage d' Emilie Watson ( Breaking the waves - Lars Von Trier) et elle m'a embarqué dans cette histoire terrible des goulags sous Staline.
 Le personnage est condamnée à 10 ans d'enfermement dans un camp. Mis à part l'histoire poignante inspirée d'une histoire vraie, j'étais curieuse de voir comment le scénario et la réalisation allait pouvoir dérouler une période de dix années, filmiquement. Tenir la tension, l'attention. Et ça a marché.




Occupation
Série télévisuelle britannique
Scénariste Peter Bowker -Producteur Derek Wax 

Envoyés à Bassorah et soudés par un « incident » qui a failli leur coûter la vie, Mike, Danny et Hibbsy vont décider de retourner en Irak après la fin de leur mission, le premier par amour pour Aliyah, une jeune femme médecin, le deuxième par désespoir et appât du gain, le troisième parce que la Grande-Bretagne n'a rien à offrir aux jeunes prolos dans son genre.

Là encore, je n'ai aucun intérêt particulier pour le genre "série", ni pour le sujet dont il traite.
Mais il faut le reconnaître, les scénaristes de série sont juste des balèzes de la dope série. Il te suffit juste d'une fois pour tomber accro, c'est le principe de base."Tu les chope les 5 première minutes, et tu ne les lâche plus !" ça me rappelle cette gimmick d'un vieux réalisateur avec qui j'ai fabriqué une émission à 9 caméras. Sous shit et sous alcool. Pas moi.


Cette série là porte un regard très humaniste sur l'après-guerre, à la fois dans les deux camps.
La désolation de la re-construction d'un pays, mais aussi d'hommes et de femmes fracturés de l'intérieur. Et puis j'y ai retrouvé cette incroyable actrice Lubna Azabal, découvert dans le film Incendies de Denis Villeneuve. Et un visage parfois suffit à m'embarquer.



6 commentaires:

le bourdon masqué a dit…

des affiches bien sombres. Est-ce dans l'air du temps?
Bzzz...

le bourdon masqué a dit…

me revoilà vite fait. Stage d'astronomie quel spectacle,bien chanceux Sahel.

Laure K. a dit…

@Le bourdon
Ces affiches misent bout à bout
donnent un certain concentré du pire, mais c'est au creux de cette représentation que l'on trouve le meilleur de l'humain.
Dramaturgie oblige.

le bourdon masqué a dit…

une goutte du plus précieux des parfums posée au creux d'une main recouverte de cambouis,c'est quoi le résultat?
Bzzz...

Laure K. a dit…

@Le Bourdon

une prise de conscience de la valeur, je dirais, selon mon interprétation.

Et selon toi ?

le bourdon masqué a dit…

comprendre des mots comme valeur,intérêt etc... si souvent rattaché à la finance.
J'y perds mon latin.
Interprétation c'est lié au rêve,en fais-tu souvent? Moi c'est fini.