16/05/2009

(c)Annedcotes

Le Festival ...


Beaucoup de vécu là-bas, assez jeune, au lycée, j' ai eu la chance de ...

Derrière les barrières, dans les salles obscures limitrophes au grand Palais, à la Quinzaine ... de belles rencontres filmiques ... de chouettes délires ( evidemment) entre copains, en bord de mer, des 7 séances par jour ( grand maximum) et le décalage
des débrouilles pour rentrer dans les soirées vip, mondaines ...

Puis,
Devant les barrières, accréditée, le portefeuille remplie de places pour les marches, un éventail de places à en faire pâlir les badauds.
Les coupes de champagne dès 13h, le chassé-croisé d' interviews, de photos, de chasseurs de scoop pour les premiers sites web ... les nuits passées sous le grand palais avec mes acolytes, à bidouiller les connexions pour des mises en ligne en avant première !

Et les "stars", oui, les stars ... qu' en dire ... c'est une émulsion commune, chacun dans son rôle, chacun à sa place, mais surtout dans l' incarnation de personnages sur grand écran.

C'est comme ça que j' ai découvert Isabelle Huppert, dans un film d' Hal Hartley, Amateur.
Avant ce film, je ne m' étais jamais vraiment attardée sur elle, ni sur un Chabrol d'ailleurs.
Sans aucun doute, c'est ce metteur en scène là qui m' a fait connaître l' actrice. Comme quoi les acteurs sont quand même à la merci de ceux qui les pensent, de ceux qui les regardent, les imaginent, les rêvent.

Puis j' ai découvert d'autres films, d'autres réalisateurs, et me susi dit que cette femme prenait des chemins de traverses, suivait sa vérité, je l' ai découverte, aimée aussi sur scène dans 4.48 Psychose de Sarah Kane. Elle m' a refroidit dans "Ma mère", boulversée dans "La pianiste", énervée dans "Les soeurs fâchés" et tant d' autres émois ...

Inspiratrice aussi ... même si je sens de plus en plus chez elle un état étrange à ne pas rendre l' âme humaine, à ne pas vouloir "incarner". Une certaine froideur.

Par delà des cérémonies, c'est l' Envie que le cinéma me donne, et comme à chaque festival ... je retrouve l' envie de boire de me nourrir des visions des autres pour mieux comprendre les miennes et de me laisser convaincre de la multiplicité des points de vue sur le monde. Que chacune porte une vérité unique et partagée.

Donc si je retourne à Cannes, une fois prochaine, ne serait-ce qu'une seule fois, ce sera avec une "bobine" sous le bras ... et pas en amateur(trice) !

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Bon voila plein de soleil sous le bras...Ici il fait bien gris...Et Romeo et Juliette...A propos je pense que le mythe est indispensable pour que l oeuvre transgresse le temps laurence

Laure K. ( del sol ) a dit…

@laurence

Merci merci et bonjour à toi,

gris ici aussi, mais en s'envoyant un peu de soleil on finira par provoquer l' arc-en-ciel

le mythe, oui ...j' y songerai !

la ch'tite a dit…

Et tu as fait tout ça pendant tes années Lycée, waoua ?!

Isabelle Huppert, vue hier dans Violette Nozières, c'est vrai cette capacité à sembler prendre les rôles de loin, mais peut être que c'est ce qui lui permet de se métamorphoser d'un film à l'autre... On a du mal à lui coller une étiquette !

laure K a dit…

@la ch 'tite

Non quand même pas ! il a bien fallut 7 à 8 années de festival pour gravir les marches !!

frannso a dit…

"Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve" .
Emilie Jolie .

A bientôt .

Fremen a dit…

"je retrouve l' envie de boire de me nourrir des visions des autres pour mieux comprendre les miennes et de me laisser convaincre de la multiplicité des points de vue sur le monde. Que chacune porte une vérité unique et partagée."

C'est lumineux, ton expression. Cela fait peu de temps que je me sens envahi de cette belle intuition. Et je comprends mieux pourquoi je m'étonne de cette fraternité cinéphile avec Laure K (je prononce plutôt Lorca, j'aime l'association d'idée).

Laure K. ( del sol ) a dit…

@Fremen
Oui il y a un peu de Lorca, dans le Laure K... enchantée de t'y retrouver !