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22/12/2013

La cime du rêve



Il n'est pas un grand esprit que n'aient obsédé, charmé, effrayé ou au moins étonné, les visions qui sortent de la nature. Quelques-uns en ont parlé et ont, pour ainsi dire, déposé dans leurs oeuvres
les formes extra-ordinaires et fugitives, les choses sans nom qu'ils avaient entrevues " dans l'obscur de la nuit".

Victor Hugo



Photos: Laure K.


Exposition Hugo et les surréalistes-
Maison Victor Hugo, Place des Vosges









04/09/2013

"Je suis le chemin que je suis"

Une exposition de Gabriel Lalonde, dont une oeuvre ouvrait notre film du collectif franco-québécois "Choisis ton côté". Un beau mariage de style et de geste qui fait sens et danse sous le regard.

Gabriel Lalonde

Des signes, des mots, des lettres, des gestes, des hommes.

Le temps de dire l’instant d’exister, l’instant qui passe, celui qui vient de passer.
Défricher les espaces parallèles, dire les paroles écrite et picturale, les façonner, les détourner, les entrelacer dans un long dialogue où de multiples métamorphoses se produisent à travers ma gestuelle, pour mener à une œuvre nouvelle, inédite. 

Les mots sont dits, existent et font un chemin inconnu en moi. Ils dialoguent secrètement et ressortent plus loin sous la main qui crée. Ma gestuelle explore l’exagération, l’atténuation, déborde ou se fait rare, insiste avec vigueur, griffe, rature à traits larges, supprime le cadre ou le réinvente à foison.

Il s’agit de s’affranchir progressivement de l’univers du signifiant pour aboutir à une œuvre où les repères sont dénaturés, dépossédés de leurs rôles conventionnels, au profit d’un pictural pur, transcendé.
Ce pictural des écritures n’a plus rien à voir avec le message qu’il portait dans son contexte, il va au-delà; il se rapproche des origines même de l’écriture, alors que l’image elle-même était porteuse de sens. L’image est neuve, l’œuvre se suffit à elle-même.
(Article Le Cercle)

VERNISSAGE : 11 septembre - 5 à 7 > Aquarium
EXPOSITION: Dans l'aquarium et le restaurant du 11 septembre au 4 novembre
ATELIER : Jouer le geste à l'aveugle 28 septembre / 29 septembre


COMPLEXE LE CERCLE
228 et 226 1/2, St-Joseph Est,
Québec, QC, G1K 3A9

09/01/2012

Danser sa vie- Exposition

Mes pas m'ont mené un peu par hasard au 6 ème étage du centre Pompidou, trois gamines et deux mamans pour arpenter les salles de l'exposition "DANSER SA VIE", consacré aux liens entre les arts visuels et le corps dansé. Magnifique !

J'y ai retrouvé des oeuvres familières, touchantes et très inspirantes:

La projection du Prélude à l'après-midi d'un Faune de Debussy, chorégraphié à l'origine par Nijinsky avec cette position des mains très particulière qui m'avait simplement marqué, dans toute mon ignorance de ce que ça pouvait signifier ou codifier.
Il y avait une forme de représentation à la fois très archaïque, façon égyptienne, et très moderne d'interprétation par rapport à la danse classique.






La danse papillon crée par Loïe Fuller dont la particularité est ce changement de couleur sur le vêtement en mouvement. Elle fût une pionnière dans l'utilisation des techniques de son époque et avait oser le solo de danse sans corset.
  
"Par ses mouvements amples, sinueux et continus, elle inaugure une ère nouvelle.
Elle déposa un total de dix brevets et copyright, principalement reliés à ses accessoires (sels phosphorescents qu'elle élabore elle-même et applique sur ses costumes) et dispositifs d’éclairage."


Les arabesques d'Isadora Duncan dans un jardin privé ainsi que les sculptures de Rodin ou d' Antoine Bourdelle qui me sont si familières.
" Isadora Duncan est l'une des premières à réagir par rapport au corps contraint par le tutu ou par les pointes. Elle danse nus pieds, voire radicalement nue, et à l'extérieur. Elle est également l'une des premières à s'affranchir de la musique et à trouver sa propre musicalité interne."



Les plans de travail scéniques de Mary Wigman, une artiste que j'ai déjà évoqué ici, Le sacre du printemps de Pina bausch, évidemment, et tant d'autres peintures et représentations du corps en mouvement ou de la pose qui ont nourri le siècle dernier jusqu'à aujourd'hui...



 
La vidéo de William Forsythe que j'ai beaucoup apprécié et qui rejoint certaines de mes réflexions et essais de mes premières captations de danse, une manière visuelle et "didactique" de donner à voir le mouvement.


J' y retournerai pour voir la 3ème partie, ampli de vidéos, très de(a)nse ( trop ?) qui a fini par achever l'attention des petites et la nôtre. Un ravissement pour les pupilles...

Fabienne Verdier, une peinture tout en vibrations.

Rencontre avec Fabienne Verdier, à l'occasion de la publication de ses carnets de recherche "Echos" de 2017 à 2022.     J...