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09/09/2011

"La vie est un mauvais scénario"


                                                     Billy Wilder


03/09/2011

Rien ne s'oppose à la nuit




"Lucile, la mère de Delphine de Vigan,  se suicide à 61 ans. De cette disparition, naît lentement chez la romancière le désir d’écrire sur cette « femme bleue », de canaliser une douleur ancienne. Mais ce besoin la trouble. Elle alterne son récit de ses intentions, de ses craintes et des avancées de son enquête avant de confesser : « J’ignore au fond quel est le sens de cette recherche (…) Mais plus j’avance, plus j’ai l’intime conviction que je devais le faire, non pas pour réhabiliter, honorer, prouver, rétablir, révéler ou réparer quoi que ce fût, seulement pour m’approcher. » ( art muze.fr)

Loin de l’hagiographie, Rien ne s’oppose à la nuit dresse le portrait d’une femme complexe et crie une réalité parcellaire mais terriblement sincère. D’enquêtes en lectures et reproductions des cahiers de Lucile, d’interviews de ses proches en plongées dans les documents administratifs, l’écrivain s’enfonce dans un mystère, un mythe. Hésitante, anxieuse à l’idée de déterrer de mauvais souvenirs pour son entourage, elle est bientôt rattrapée, la nuit, par son travail d’écriture."


Etrange comment les livres parfois vous parviennent entre les mains, dans un ailleurs qui rompt les habitudes, loin physiquement et jamais très loin de ce qui nous meut. 
L' amie psychothérapeute chez qui j'avais découvert, début août, les Lettres à Hélène d'Althusser, me tend ce livre qui, avant même qu'elle ne m'en parle, me faisait un appel de par sa couverture: photo noir et blanc de cette femme attablée à un dîner familial ? mondain ? dont on devine par la simple juxtaposition avec le titre en rouge qu'il y a une "façade", un clair-obscur. Il se peut qu'il n'en soit rien, tant les couvertures de livres sont parfois du grand n'importe quoi ou faussement prometteuses - Je ne sais pas si l'écrivain a le choix de ça, de sa couverture ? Cela dépend-t-il de l'éditeur ? Celle-ci me parait en congruence parfaite.

Tenue en haleine, en ébullition, son livre m'a raccrochée illico à Hélénablue
A ce qu'elle oeuvre et livre aussi en secret, en silence, physiquement, à ce qu'elle inscrit ailleurs durablement, avec épuisement sans doute, et tout ce qui fait qu' écrire est une épreuve de force, de recherche, de jouissance et de manque.

Juste te saluer ici chère amie, te dire comme tu manques et comme je sais que le chemin où tu t'affaires est précieux. Tu liras ce roman à d'autres moments. Il est construit en trois parties, finement menées, "montées à l'envers" je dirais dans mon jargon. J'ai trouvé sa construction très pertinente bien qu'étant une piètre lectrice de romans. La dernière partie est un "à bout de souffle" qui te prend aux tripes.
La démarche de cet auteur, de raconter sa famille, sa mère, me rappelle à quel point la vitalité à écrire n'est parfois plus un choix mais une nécessité implacable. Et la tienne de vitalité demeure dans ce que tu est en train d'accomplir. Here you are, forever.

02/09/2011

Tous à l'Assemblée !

Comme de pas par hasard, j'étais là aussi.

Bateau décor L' Assemblée des Femmes - Actéon Théâtre

Ce qui fait que vous pouvez vous attendre un de ces jours à voir des images en mouvement sur le navire ci-dessus.
Eric Mc Comber m'avait présenté au metteur en scène et à la scénographe lorsque nous nous étions croisés par hasard sur la place d'Arles début août. Le rendez-vous été prit pour engranger des images de la scène, pour le site et pour leur programmation.


Le challenge était là, je ne m'en rend pas bien compte mais il semble que tout ait été monté assez rapidement; une mise en scène hyper physique, avec comédiens et comédiennes punchy (pro, semi-pro et amateurs) des ajouts drôlissimes au texte d'Aristophane et tout ça mené tambour battant sous caliente, avec Eric à la mesure électrique !

S'en est suivi une déambulation fanfaronesque dans les rues d'Arles:
" Nouuus sooommes, L' Assemblée des Femmes !"

J'ai fini ma cavalcade en Camargue avec la petiote virevoltante dans ce spectacle vivant et entourée d'une armada de femmes flibustières comme pas possible !

A suivre donc...


ps: Manouche ! nous nous sommes royalement loupée ! le timing était speed -





13/08/2011

Série




J'ai découvert deux épisodes de cette série là aux antipodes made in Usa.
Après la série "The Wire"des mêmes créateurs, "Treme"
est un quartier de la ville de La Nouvelle-Orléans. La série se déroule trois mois après le passage de l'ouragan Katrina alors que les résidents de la Nouvelle-Orléans, musiciens, chef-cuisiniers, Indiens de Mardi Gras, essayent de reconstruire leurs vies, leurs maisons et leur culture unique.

Antoine Batiste est un joueur de trombone professionnel qui va de représentation en représentation afin de gagner tant bien que mal sa vie pour faire vivre son épouse, Desiree, qui travaille comme institutrice, et ses enfants. Sa première femme, LaDonna, tient un bar en ville qui a souffert de l'ouragan, au cours duquel son frère Daymo a disparu. Elle se lance à sa recherche, et est aidée en cela par son époux, Larry, et sa courageuse avocate, Toni Bernette, dont le mari, Cray, mélancolique prof de lettres à l'Université Tulane, déprime à cause du roman qu'il n'arrive pas à écrire. Leur fille, Sofia, prend des cours de piano dispensés par le passionné Davis McAlary, DJ et musicien touche-à-tout, nonchalant et un brin illuminé qui entretient une relation plus ou moins régulière avec Janette Desautel, chef-cuisinier dont les activités périclitent, les affaires ayant grandement souffert à la suite du passage de Katrina. Parallèlement à cela, on suit le cheminement d'Albert Lambreaux, Chef Indien de Mardi Gras qui essaye contre vents et marées de reformer son groupe. Il est épaulé par sa fille Davina et son fils Delmond, musicien de jazz new-yorkais reconnu dans le milieu à qui son père reproche de s'être éloigné de ses racines. Nous assistons aussi au destin de Sonny et d'Annie, deux musiciens de rue en couple qui officient au quartier français de la Nouvelle-Orléans.

si vos soirées sont libres c'est ici.

En guest star des jazz man et un fond social et politique décrypté au plus juste sous l'ère doubeliou Bush.

08/08/2011

Auteur-réalisatrice



« Artistiquement, elle est un génie, et politiquement, elle est un crétin »
 Liam O'Leary, historien du cinéma 

En songeant à la responsabilité et l'engagement d'un auteur-réalisateur à défendre son point de vue sur un sujet, je me rappelle le documentaire de Ray Müller "Leni Riefenstahl, le pouvoir des images" diffusé en 1995.
Je prends l'exemple extême puisque cette cinéaste actrice a flirté avec le pire commanditaire sanguinaire de ces 100 dernières années. Tout simplement pour dire que la réflexion sur ce qu'on fabrique n'est jamais vaine. 





05/08/2011

Alcatraz

Impossible d'écrire ici. Je déteste ce lieu. Je m'en souviens quand j'y reviens. Même si je conçois aisément que ce sont les gens qui font le lieu, moi y compris; j'ai connu des petites fermes bucoliques de bord de mer qui ont fini en pugilat, d'autres endroits au millimètre carré serré, accueillants et chaleureux.

Comme au ralenti tu regardes d'où tu t'en viens et où tu t'en vas. Ah oui, c'est vrai, cette vie là au milieu.

Est-ce une mauvaise raison que d'évoquer un lieu pour toute incapacité à se mettre en oeuvre ?... ce serait bien beau si c'était que cela.

Expo Photographique arles

 Well, avant que de résoudre l'inadéquation,  let's go to the mountain... et just do it.

19/07/2011

Champ contre champ



Mémo technique.
Une page mémoire pour revenir là-dessus... l'illusion de la perspective du regard dit "hors champ", hors du cadre de l'image. 

11/06/2011

Court-métrage



Un premier court-métrage d'animation réalisée par une des élèves que j'aide à la réalisation pour le Baccalauréat en section audiovisuelle. 

Je suis fière de ce qu'elle a réussi à accoucher, dans le dernier sprint final, de tous ceux que j'ai pu voir hier, celui-ci me touche particulièrement. Aussi parce que Selena est une élève peu prolixe en paroles et qu'elle a su exprimer beaucoup d'elle à travers ce film avec une belle efficacité de rythme et de poésie.


Bonne route à toi, Selena.

Fabienne Verdier, une peinture tout en vibrations.

Rencontre avec Fabienne Verdier, à l'occasion de la publication de ses carnets de recherche "Echos" de 2017 à 2022.     J...