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17/09/2013
12/11/2012
Sensation
La semaine dernière, l'amie Laurence m'a invitée à entrer dans la danse. Danse impro.
Là où l'espace accueille tout mouvements, libre, libre, libre...
Je me suis sentie comme avant, en-dedans et je ne sais pas comment je suis arrivée jusqu'ici à vivre sans cela. Quelle bouffée d'oxygène !
Vivement que j'y retourne, vivement.
21/10/2012
Expérience- Analyse- Bilan
"Redresser la barre" n'est pas qu'une expression de navigateur en mal de mer, non, comment redresser la barre quand il s'agit de naviguer à l'aveugle, d'abandonner tout désir de pouvoir, de faire confiance, et de se faire confiance ?
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J'ai tenté une expérience, ce week-end.
Parce qu'il ne s'agit pas de plonger dans le premier ouvrage traitant de la liberté des enfants et de faire semblant de comprendre. Mettre en acte et éprouver ce qu'on appelle la liberté.
Faire sien le rythme de l'autre n'est pas chose aisé. Je vais faire un aveu, c'est très angoissant de ne pas posséder le timing. De ne pas savoir quand l'autre va vouloir, ce qu'il va désirer et à quel moment.
Il y a eut d'abord le refus d'aller en cours de danse à 10 heures ce samedi matin. Moi dans ma tête c'est pourtant clair- j'ai payé l'année, tu dois y aller - mais, à l'éclairage de cette semaine de remise en question éducative, et au vue la pression que je me suis mise, j'ai plutôt pris le sens inverse, celui de l'écoute.
Ne croyons pas que ce soit simple dans les méninges ce genre d'attitude, ça demande au contraire de prendre sur soi, de renverser un mouvement qui parait aussi naturel que l'eau coulant d'un robinet. Education oblige. L'eau coulant d'un robinet n'est sûrement pas un phénomène aussi naturel que l'écoulement d'une eau provenant de la montagne... mais ça le parait pourtant. Non, il faut faire face à un tas de schémas de tuyauteries et de pompes à extraire... il me fallait ramer à contre courant de mes automatismes d'éducation, d'asservissement, de rigidité et de schémas d'autorité.
Faire sien le rythme de l'autre n'est pas chose aisé. Je vais faire un aveu, c'est très angoissant de ne pas posséder le timing. De ne pas savoir quand l'autre va vouloir, ce qu'il va désirer et à quel moment.
Il y a eut d'abord le refus d'aller en cours de danse à 10 heures ce samedi matin. Moi dans ma tête c'est pourtant clair- j'ai payé l'année, tu dois y aller - mais, à l'éclairage de cette semaine de remise en question éducative, et au vue la pression que je me suis mise, j'ai plutôt pris le sens inverse, celui de l'écoute.
Ne croyons pas que ce soit simple dans les méninges ce genre d'attitude, ça demande au contraire de prendre sur soi, de renverser un mouvement qui parait aussi naturel que l'eau coulant d'un robinet. Education oblige. L'eau coulant d'un robinet n'est sûrement pas un phénomène aussi naturel que l'écoulement d'une eau provenant de la montagne... mais ça le parait pourtant. Non, il faut faire face à un tas de schémas de tuyauteries et de pompes à extraire... il me fallait ramer à contre courant de mes automatismes d'éducation, d'asservissement, de rigidité et de schémas d'autorité.
Ah, l'autorité... certains vous trouvent trop et d'autres pas assez. Il faut être juste et donc sans cesse se réajuster.
Je ne lui ai rien refusé, ni dessins animés, ni heures ponctuelles du coucher, tout de même les horaires de repas. Et surtout, surtout ne pas lui parler de l'école.
Nous avons cuisiner des gâteaux, monter ensemble un jouet, elle a fait de la pâte à modeler, j'ai bricolé deux trois trucs à côté, puis on a regarder pour la troisième fois Adèle Blanc-Sec et dodo.
Dimanche matin, je me sentais d'humeur avec le temps pour un tour au musée, à Paris. Mais au fur et à mesure de la matinée, je voyais bien que ma proposition restait sans suite de sa part. J'ai donc préparé le déjeuner, tranquillement, mais intérieurement beaucoup d'inquiétude, je comprenais ce que ça pouvait faire de devoir se plier au désir de l'autre. Il y a cette petite voix intérieure qui s'enflamme d'un "m'enfin c'est toi la mère, c'est toi qui décide"... ben non, tiens, je ne décide pas aujourd'hui. Et je me suis demandée si Louise ressentait elle aussi de l'angoisse face à ma non-directivité. Je ne le crois pas. Elle jouait avec son petit monde pendant tout ce temps-là. Quand elle a commencé à s'ennuyer, nous nous sommes chatouillés un moment, elle a émit le souhait d'aller au cinéma, revoir un dessin animé que nous avions vu la semaine passée. Bon, soit, je sais ce que sait de vouloir revoir des films qu'on a aimé, j'ai acquiescé lui indiquant qu'il fallait quand même qu'elle écrive ce que la maîtresse lui avait demandé. Je l'ai laissé libre du moment où elle le ferait, mais qu'on ne partirait pas sans cela de fait. Si bien qu'elle a effectué le travail aussitôt, sans mon aide. Et nous avons pû jouer à son jeu de société avant le cinéma.
Jouer...
Un jeu pendant lequel deux ou trois notions importantes sont venues révélées son attitude à l'égard des difficultés (je perds, j'arrête), et de la justesse des comportements: "il est hors de question que je te laisse gagner parce que tu as 6 ans, et idem pour toi, ça n'a aucun intérêt de jouer si on triche l'une et l'autre. Si on joue, on joue, si on travaille, on travaille"... et puis il y a eut cette dernière partie ex-aequo, gagnée de part et d'autre à force de mémoire, d'intuition, et de confiance en soi.
J'ai le sentiment que nous avons pû échangé un peu mieux d'égale à égale, et toujours de parent à enfant, et cette pression de mal faire qui m'a tiraillé pendant ces deux jours m'a peu à peu quitté. Lâcher prise, se faire confiance et faire confiance à l'autre s'est s'essayer à des trucs qui nous paraissent à priori de l'ordre du "mal faire", alors imaginez le chemin qu'il me reste à parcourir... mais la porte est entr'ouverte.
La Liberté vous dites ? elle se conquiert déjà vis à vis de soi-même.
16/10/2012
Les enfants de SummerHill
Les enfants de SummerHill (1/3 extrait du documentaire)
Pour donner matière à réflexion...
( merci Blue)
03/08/2012
Danse avec moi
Dix jours de pleine terre, sans être
mère. Sans être à personne nécessaire. Liberté de moi, de mes gestes, de
mes actes, de mes pensées, de mes souffles, ma respiration, la mienne.
Regarde
comme l'océan est puissament libre, grandeur et vertige. Se souvenir
des gestes qui font de l'avant une avancée. Va, nage, sois libre, sois
bien dans ton corps, relie les points du cadran solaire, aligne-toi sur
les astres de ton signe, sens venir les vents, tous les vents, les
sublimes, les contraires, navigue dans les airs du beau et de la
tendresse aventureuse.
Sois la vie et prolonge la d'autant.
merci à La Rouge
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