28/09/2012

Le Masque Nu

2 commentaires:

alex BERT a dit…

Pirandello a écrit cette piéce à partir d'une nouvelle: " la tragédie d'un personnage" dans laquelle l'auteur auditionnait des gens mécontents de leur sort qui voulaient être pris en considération, être compris, et qui voulaient être intégrés dans la société pour vivre leur individualisme. A travers ces gens Pirandello attaquait toutes les instances politiques et syndicales qui se disaient êre les porte-parole des gens mécontents qui revendiquaient alors . Pirandello disait dans un interview: je me suis élevé contre le matérialisme historique (marxiste), contre le naturalisme et tous les arts, le vérisme, l'expressionisme et tous les courants de mon temps" Cela lui avait valu de voir sa nouvelle figurer à la première place d'une édition scolaire d'un recueil publier par le fascisme de Mussolini qui avait accédé au pouvoir peu de temps après la sortie de la pièce intitulée "6 personnages en quête d'auteur"? dans laquelle les personnages négatifs de la nouvelle étaient devenus des être "positifs" en quête de la compréhension de leurs problèmes et en quête d'un "Auteur" politiquement engagé (comme l'était Mussolini)qui prenne en charge tous leurs problèmes humains. A travers sa pièce Pirandello laissait entendre que la solution passait par le dialogue et pas par la littérature ou les arts est encore moins par l'action violente. Pour lui tous les problèmes humains devaient être abordés avec imagination et jurisprudence et comme ceux qui auditionnaient les 6 personnages étaient des bourgeois ralliés au fascisme italien, on a longtemps rangé Pirandello comme un auteur pro fasciste. Pourtant les problèmes qu'il exposait étaient d'importance comme ceux du devoir du médecin, de la sexualité des ados (étudiants),le bonheur des ménages ou des enfants.
De ce point de vue BRAUNSCHWEIG a eu raison de confronter les 6 personnages aux problèmes actuels (écologie, hurbanisme, logements, etc. Reste à voir comment il s'en sort avec les idées de Pirandello basé sur le jeu des contraires en disant que "chacun à sa vérité", sa façon de résoudre les problèmes par la pédagogie afin d'éviter que les 6 personnages ne soient pas éternellement en quête d'un auteur idéal qui finisse par ressembler à Mussolini?

Laure K. a dit…

@ALex
Merci Alex pour cette recherche aprofondie et retransmise. J'ignorais à peu prêt tout ceci, ne m'attachant qu'à la mise en abîme du théâtre et de la représentation de la vérité sur une scène.
Oui, les hommes de pouvoir ont aussi la fâcheuse tendance à s'emparer d'uen oeuvre artistiques de nos jours pour la retourner à leur sauce, ce qui fût donc fait autrefois par Mussolini. A dire vrai, je ne saurais répondre à ta question, si ce n'est d'y entrevoir que le rôle du Père d'une nation est et reste effectivement de l'ordre de l'Illusion. Parfois comique, parfois moins comique.