21/02/2013

Des signes au Sens

Il y a des moments où des choses se connectent et auxquelles j'aime bien croire. 
Croire qu'il s'y trouverait un sens, ou tout du moins une ouverture vers quelques connaissances. 
C'est ce qui s'est passé avec un auteur récemment.
Je rangeais mes papiers qui me servent de pense-bête quotidiennement, dont celui-ci griffonné il y a plusieurs mois, peut être un an, avec dessus inscrits deux titres d'ouvrages:
 Et le souffle devient signe ainsi que Le vide médian
Ce jour là, je m'apprête à taper enfin sur le web pour en savoir un plus sur l'auteur, lorsqu'en dérangeant d'autres affaires m'apparait le livre que j'ai emprunté à la bibiothèque deux jours avant, Quand reviennent les âmes errantes de François Cheng. Le même auteur que sur mon papier. - La coïncidence m'arrête nette. Je pense aux titre de ces livres qui résonnent sans doute assez pour un grand nombre d'individus en quête de sens et puis l'auteur académicien, reconnu pour son art de la calligraphie, a sû se rendre visible ainsi aux yeux de tous. Cette quête de l'humain à toujours vouloir saisir l'invisible.
Mais c'est toujours étrange pour moi de façon si visible, de m'interroger sur ce qui parait,  qu'il y a là quelque chose sur lequel je devrais peut être m'arrêter. Une sorte de concordance des temps. J'aurais pû balayé ça d'un revers de la main et ne plus y penser, ce que je fîs, dans un premier temps. Puis, en consultant sur internet les différents liens, je tombe sur cette critique publiée à propos du Vide Médian:

François Cheng par "le Livre du vide médian" proclame le mouvement poétique; Tout est mouvement, respiration, flux, silences, paroles, ombres, luminescence, incandescence, minéral, animal, abyssal.
Nous échangeons avec le monde, une ronde incessante, la danse du Dit.
La beauté est un état de conscience. La poésie de Cheng nous invite à mieux la recevoir.
Les mots de Cheng ouvre les espaces. A lire, relire, dire, apprendre, murmurer, réciter, et surtout à méditer. Nous voilà sur un chemin de parole.
"Ne laisse en lieu, passant/ Ni les trésors de ton corps / ni les dons de ton esprit / Mais quelques traces de pas / Afin qu'un jour le vent fort / A ton rythme s'initie/ A ton silence à ton cri/ et fixe enfin ton chemin";

Astrid... Astrid (Atos) découverte chez Mokhtar depuis peu, dont j'apprécie l'écriture poétique publie beaucoup d'avis littéraires sur le même site, il n'est donc pas rare de tomber sur l'une d'entre elles. Tout de même, la citant ici et là, je trouve qu'il régne parfois des coincïdences rythmiques surprenantes. Sans doute cela mérite que j'y accorde un peu d'attention.




On prend part et on va quelque part.
Le mot "sens" est un diamant.

Dès que notre existence prend une direction elle prend sens, et lorsque cette direction ouvre sur un état d'harmonie et de communion, un état d'amour, ce qui est le cas de la beauté, notre existence atteind sa plus haute signification, c'est alors qu'elle fait signe à la vraie vie et la vraie vie a son tour lui fait signe.

Grâce à la beauté, le monde n'est nullement un espace neutre et insignifiant. 



6 commentaires:

Astrid SHRIQUI GARAIN a dit…

Cheng pointe son index sur Tout ce qui, en nous, peut être révélé.
Il est lui même créateur de beauté.
Il nous apprend à reprendre Souffle et à estimer les contours que dessine le Vide,et cela sans aucun vertige,
Le Vide.., ce necessaire espace, dans lequel nous devons trouver place.
Merci, Laure, d'aimer Cheng. As tu eu l'occasion de lire ses "cinq méditations sur la Beauté?"

Laure K. a dit…

@Astrid

Estimer les contours qu dessine le vide... ben il y a du boulot, j'ai horreur de ça, le vide. j'aime le silence, et les entre deux mais ce qu'on nomme le"vide" m'échappe quelque peu.

Non je ne l'ai pas lu, enfin je n'ai rien lu de lui encore.

alex-6 a dit…

J'aime pas forcement tout ce qu'on qualifie de "beauté" seulement ce qui appelle à la réflexion , y compris le vide, le silence dans certaines circonstances

Laure K. a dit…

@Astrid

J'ai lu ta critique sur Les méditations,qu'en dirais-tu maintenant ?

Astrid SHRIQUI GARAIN a dit…

Je te lirais mes deux textes : Acétylène et Le dit. Et après lecture je te confirais : Tout est important. Et puis je te demanderais : A ton avis que recèle la beauté ? Et puis,je commanderais deux autres cafés. !)

Laure K. a dit…

Astrid
:-)
ah oui ! partante ! semaine prochaine !