05/05/2011

Tomboy ou la vraie vie



Synopsis : Laure a 10 ans. Laure est un garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier, elle fait croire à Lisa et sa bande qu’elle est un garçon.
Action ou vérité ? Action. L’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de l’été n’allait jamais révéler son troublant secret.


J'ai découvert cette bande annonce avec Blue, scotchée que j'étais sur mon siège en attendant le film sur Pina Bausch. Je me suis retournée vers Blue en murmurant "Elle s'appelle Laure...";

Un jour, probablement dans cet âge là, j'étais parti jouer au foot avec un de mes cousins. Pareil, j'étais comme eux sauf qu'à la fin du match un des garçons s'est approché , a tiré mon tee shirt est a dit: c'est une fille !
Combien de fois cette humiliation ?

Comme disait je ne sais plus qui, comment voulez vous être une fille réussie quand on vous traite de garçon manqué ?
C'est indescriptible cet état de ne pas se sentir en accord dans la tête et dans le corps;ça ne vous laisse jamais en paix.
L'adolescence n'est pas une sinécure. Je comprends qu'on puisse vouloir y mettre fin. Je comprends les homosexuels, les transexuels, ceux et celles qui changent de sexe. Je comprends les quêtes d'identités et n'ai de cesse d'ailleurs de les rencontrer.

Ce film c'est comme si j'allais voir ma vie sur grand écran. Je ne sais pas si j'irais.
A en croire les critiques, ça vaut la peine. Toute cette peine à être à peu prêt ok avec soi-même et les autres.

13 commentaires:

bizak a dit…

@Laure K
Il est trés émouvant cet appel, particulièrement, d'un enfant. Le regard de la société, malgré toutes les évolutions, reste toujours dur, incompréhensif.Tu as cité d'autres catégories (faut-il encore catégoriser?)les homosexuels, les sidéens etc.., malheureusement, il reste beaucoup à faire et les fameux téléthons, même s'ils peuvent aider, ne suffisent pas.
Pour le film, Laure! Vas-y, casse le miroir et fonce!
Je commence à mieux te saisir, tu as une âme trés sensible, vu que tes thèmes sont toujours touchants et c'est bon, justement d'en parler!

MakesmewonderHum a dit…

Je crois qu'on n'a pas terminé d'adapter les réflexes sociaux aux différences subtiles des individus surtout dans la gamme très étendue des intergenres. Nous nous situons tous dans une gamme de rayonnement du prisme masculin et féminin c'est ce qui nous compose et nous décompose en même temps. Si je reprend l'anecdote que tu racontes et bien ici au niveau de l'apprentissage des sports d'équipe, les équipes de soccer(votre foot), de hockey et autres sont mixtes allez jusqu'à l'âge ou la force physique et la compétition les sépare. Avec le résultat que nous sommes à même de constater qu'il y a déjà toute la gamme de mixité dans les résultats a ne plus pouvoir distinguer les garçons des filles. Nous avons, dans beaucoup de pays, "androgyné" presque tous les milieux de travail en les adaptant à différents degrés. Que reste-t-il a accomplir? Le plus difficile, je crois, faire en sorte que chaque individu puisse se définir sans avoir à se culpabiliser de sa différence vis-à-vis des autres, nous. Ce nous a la responsabilité de briser toutes ces barrières inutiles qui nous séparent tous un peu les uns les autres.

laurence a dit…

Heureusement moi dans mon enfance ( c'est assez loin et à l'époque tout était soigneusement calfeutré) mais il y avait la "Claude" du "Club des 5" merci à Enyd Blyton d'avoir fait des portraits de petites filles un peu différentes. En revanche je ne me souviens pas d'avoir lu des portraits de garçons...comme quoi tout était vraiment de ce coté là bien cadenassé...

Esprit de Femmes a dit…

Je n'ai jamais eu dans ma tête d'ambiguité par rapport à mon corps. Je suis bien une fille, une femme. Je n'ai jamais voulu être physiquement un garçon. Par contre très tôt j'ai eu le sentiment que les femmes étaient "programmées" pour certaines tâches dans la vie et les garçons à part avec plus d'atouts. Tant qu'il y aura des différences dans l'éducation (véhiculée d'ailleurs par les mères)on en sortira pas!
Quand les esprits seront-ils assez ouverts pour accepter toutes les différences, identité, sexualité, choix de vie sans que les autres ne trouvent a y redire, bien confortés et formatés dans leur genre : FILLE OU GARCON et HETEROS surtout et rien d'autre ? On dit que les moeurs évoluent, personnellement je ne trouve pas quand la seule injure que trouve un de mes voisins pour un petit différent à propos d'un stationnement c'est "sale gouine" !

laurence a dit…

Oui véhiculée par les mères ça j'en suis sure... et de plus à leur insue... en plus ...

Laure K. a dit…

@Bizak
Catégoriser les gens et les personnalité individuelles sur une couleru de peau, une religion, une tendance sexuelle c'ets uen manière de dire aussi "eux ils sont comme ça et pas nous"
La différence est un pot pourri dont la majorité des "bien pensants" mettrait volontiers dans des boîtes de Pandore, cadenacés à double tour et au fin fond de l'océan. Oui mais non.
Les idées qui circulent pour l'heure sont d'une extrême violence à l'égard de nos corps défendants.

Vous saisissez Bizak ?
Oui, j'irais le voir ce film.

Laure K. a dit…

@Makesmewonderhum
J'attends de voir ce que donnerait les femmes au postes de pouvoir.
Utiliseraient-elles des mêmes ficelles que les hommes pour parvenir à leur fin ?

Je n'ai pas la réponse. Ce que je sais c'est cette image attendue de l'ultra féminité qui colle aux magazines et qui moi ne me parle pas.

Laure K. a dit…

@Laurence
Les livres, oui.
Ils m'ont "sauvés" quelque part de cette image "androgyne".
Tout naturellement tu vas vers ce qui te parlent, pour essayer de ne plus souffrir de te sentir seule et monstrueuse.

Heureusement j'ai rencontré quelques hommes rares dont la sensibilité au monde était très "féminine", dans le sens où ils étaient dans l'acceptation du néant, des mouvements des vagues et de la lune. Dans ce cahot que toute femme porte en elle et qui nous fait nous sentir différente dans notre perception au monde.
J'aime les deux, ça me catégorise dans l'ambivalence et il faut juste après trouver la bonne paire !:)

C'est un sujet insoluble. Il y a des sociétés et des générations qui le vivront librement et d'autres pas, selon la marche des siècles.

En attendant, il faut pouvoir simplement s' en libérer pour soi même.

Laure K. a dit…

@Esprit de femmes
Les moeurs n'évoluenet qu 'au regard de ce que La cité veut bien accepter
Hé mais là c'est pas gagné ! Il aurait fallu vivre à Athènes dans une autre époque, bon quoique...

Remarque j'aurais sans doute été homosexuel si j'avais été un garçon. ça me fait autant d'effet !
Je demeure transversale... toujours eu un mec et une fille dans le même port ! like an angel...
La transgression me convient, elle donne du sel à la vie. Les enclaves et rôles que l'ont attribut à chaque sexe me parait si prosaïque que je n'ai même pas envie de relever le (dé)bas !

Laure K. a dit…

@Laurence
Et comment voudrais-tu que ça change ?

On ne demande pas aux femmes d'ériger des monuments puisque leur tour d' Ivoire est à l'intérieure. C'est un peu basique comme image mais ça me parait fondamentale.
Le garçon nait avec un zizi, la petite fille avec un utérus.
Pas avec rien.
Mais encore faut il le lui dire et le dire aux garçons.

Si cette notion d'égalité sexuelle à posséder quelquechose était affirmé sans cachoterie et malaise, même si l'utérus n'est pas un engin visible, je pense qeu l'on n'en serait que mieux comprise.

Voilà, à bon entendeur!

helenablue a dit…

Je me souviens, oui, que nous avons vu la bande annonce ensemble, et pendant que tu me disais " Elle s'appelle Laure ", j'ai pensé instantanément la même chose que toi!
:-)
J'ai bien envie de voir ce film...

Laure K. a dit…

@Blue
:-)

Et l'utérus, t'en penses quoi de l'utérus ?

le bourdon masqué a dit…

je n'ai pas du thé russe. Minnie petite sorry.
Bzzz...