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15/09/2013

L' ÊTRE, en clown - Premier soir

(Suite des notes du 25 août 2013)
Maintenant que j'approche de mon lieu de villégiature pour ce stage de clown, je dois bien avouer que cette thématique du nez rouge me laisse un peu perplexe et pleine d'à priori.
Suffit-il donc d'arborer un point central si voyant au milieu du visage pour être accepté et se rendre acceptable ? pour provoquer rires ou pleurs et autres pitreries ? A ce que je sache, je n'ai jamais eu besoin de nez rouge pour faire le clown ? Mais j'ai envie de m'amuser, envie de m'éclater, avec ou sans nez rouge et le « être ensemble » me paraît déjà une aventure !
Il faudra voir au fur et à mesure en quoi cet ustensile plastique permet la performance ou bien le dévoilement... Enfin, reussirais-je à percer les secrets de cette étrange activité paranormale ?

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Une belle bâtisse blanche s'étend dans sa longueur, entourée d'un espace de verdure et de vignes, d'arbres assez majestueux, dont un abrite un nid de frelons, que j'expérimenterai bien plus tard.
On s'y retrouve a dix. Dix femmes. Un stage placé sous le signe du féminin.
Certaines craignent cette promiscuité « d' hystériques de l'utérus », comme une mauvaise suite aux monologues du vagin... je peux comprendre. Personnellement, ça ne me fait pas peur. (sourire)
L' espace est assez vaste pour s'isoler chacune à l'extérieur comme à l'intérieur. La propriétaire nous en conte l' histoire magique, lié à sa rencontre avec son second homme, de la renaissance de cette grange dont elle aurait dû se séparer et qui a été miraculeusement transformé en un gîte d'accueil et d'ateliers pour orphelins puis naturellement vers des stages tels que celui-ci. On s'y sent bien, chaleureusement accueilli et son histoire me réconforte avec les petits miracles de la vie. Je n'avais pas entendu d'histoires si souriantes depuis des lustres. Les petits bonheurs il faut les partager pour les faire fructifier, dit-on.

L'espace clown et Salle à manger-
Au centre, Mélinda ( ou Mademoiselle Rose sans chandelier, ni nez rouge )

Je choisis mon lit sur la mezzanine qui s'étend à la salle à manger et sert de lieu de travail pour l'espace clown. Une statue de bouddha y séjourne ainsi qu' une toute petite fenêtre juste au pied de l'oreiller, qu'il me sera possible d'ouvrir à peine réveiller, d'y apprécier la vue sur la forêt et d' en respirer l'air frais. J'ai un besoin avide de me sentir à l'extérieur et de me sentir libre, comme jamais.
J' avais bien pensé à planter une tente, mais je n'ai pas trouvé l'endroit idéal et donc pas eut l'audace de dormir sans être abrité sous un toit solide. De plus, je crois que je n'avais plus envie de m' isoler. Un bon repas à plusieurs, un bon repos au chaud, ça a tout de même beaucoup de saveur. 
Je m'endors à l'abri, derrière un paravent de bois, et sous l'éclairage spirituel de Buddha.

Demain, un jour nouveau, peut-être.



:0)

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