23/05/2009

Tolérance ?

En d'autres termes, c'est une notion qui définit le degré d'acceptation face à un élément contraire à une règle morale, civile ou physique particulière. Plus généralement, elle définit la capacité d'un individu à accepter une chose avec laquelle il n'est pas en accord. Et par extension moderne, l'attitude d'un individu face à ce qui est différent de ses valeurs.
dixit wikipédia, etc.



Difficile d' exprimer ce qui est tolérance et ce qui est tolérable, ainsi que de parvenir à cerner les limites du tolérable.

Pas grave, tout ça, me direz-vous ... pas sûre, pas sûre !

Jusqu' où est t-on prêt à aller par amour ?

Jusqu' à quelle perte ou don de soi ?

22/05/2009

Divine intervention



Quand le cinéma abolit les frontières, fait tomber les chekpoints ... ça BoosterKeaton l' esprit d'un peuple en mal d' exister.


Prémonition, pronostic cannois ? ... entendu ce matin l' effet Elia Suleiman hier en projection à cannes, Le temps qu 'il reste
En quatre temps, de 1948 à 2008, Elia Suleiman rappelle l’histoire de sa propre famille, de son père militant torturé, de son propre exil forcé, de sa mère esseulée à la fin de sa vie.
Troisième opus réalisateur acteur scénariste déjà présent au festival en 2002, avec le très décalé "Intervention Divine", un film sur les rapports Palestino -Israëlien, pro-palestinien, déclinant avec humour et poésie l' absurdité des échanges au travers d'une histoire d'amour à la frontière des territoires.



Des scènes inattendues boostées d' effets spéciaux dignes des productions japonaises aux gros monstres et héros bariolés ... ça change le regard, ça BoosterKeaton l' esprit, et ça dépoussière forcément les territoires de toutes les imageries rébarbatives dont nous gargarisent les JT ! Sans en occulter le dramatique de l' Histoire de ce conflit.

19/05/2009

Lewis Carroll et Alice

«Soyez ce que vous voudriez avoir l'air d'être.»



Lewis Carroll était un homme étonnant, pasteur anglican, professeur de mathématiques à Oxford ; passionné de jeux de mots, de logique et de mathématiques ... et préoccupé au plus haut point d’entretenir des correspondances et des conversations avec les petites filles de sept à huit ans ... cela va sans dire que l'on peut y dénicher quelques malveillances ou bien alors que Lewis Carroll entretenait avec sa propre nature une part d' ambiguïté, d'angoisse et de mal être permanent.

Il y a forcément questionnement de la perception dès lors que l' on évoque les miroirs, et il y a aussi questionnement de la représentation de soi, du monde et des notions établies.

Alors, "revisitation" ...


"L’homme ignorant croit que, derrière le miroir, existe seulement le mur de briques, mais le professeur de mathématiques sait qu’il lui faut prolonger le tracé des rayons lumineux pour construire le paysage des images et des foyers virtuels.

Ce monde, l’enfant et le primitif le tiennent pour le seul doté d’une véritable réalité, pour le lieu où se trouve la clé des phénomènes tangibles. Sans la prolongation arbitraire des lignes derrière le miroir, sans ce paysage abstrait, comment la science aurait-elle pu établir l’optique, calculer les lois de la réflexion et, matérIellement, construire les lentilles ?



La métaphysique traditionnelle n’est-elle pas autre chose qu’une évaluation des images virtuelles.
Un être vraiment raisonnable, comme sait l’être une petite fille, ne peut se contenter d’apparences et n’a d’autres moyens de vérifier les sentencieuses affirmations des grandes personnes que de traverser le miroir.

Extrait de la préface de l’édition de 1947 d’Alice aux pays des Merveilles (Stock). par André Bay, éditeur et traducteur de Lewis Carroll. Publié en avril 2003 sur la revue des ressources.


A la fin du XVe siècl e, les conditions dans lesquelles la perception d’une image coïncide avec celle de l’objet qu’elle représente sont étudiées par Léonard de Vinci, qui critique les fondements optiques de la perspective.
Poussée dans ses retranchements, là où elle s’écarte le plus de la vision physiologique, la perspective engendre des monstres visuels comme les anamorphoses.
Significativement, c’est aussi dans ces marges et limites que le système montre le plus clairement son fonctionnement profond.

Il convient de noter que la perspectiva artificialis vise à produire un sens plus qu’une illusion : dans la scénographie qu’elle déploie, elle autorise en effet la mise en peinture d’un récit, et un transfert partiel du lisible dans le visible. Ce qui ne va pas sans tiraillements et contradictions, là encore, dans la mesure où le temps de la narration n’est pas celui du regard.

extrait de l' ouvrage DOUCE PERSPECTIVE - Denis Favennec - Editons Ellipses 2007

16/05/2009

(c)Annedcotes

Le Festival ...


Beaucoup de vécu là-bas, assez jeune, au lycée, j' ai eu la chance de ...

Derrière les barrières, dans les salles obscures limitrophes au grand Palais, à la Quinzaine ... de belles rencontres filmiques ... de chouettes délires ( evidemment) entre copains, en bord de mer, des 7 séances par jour ( grand maximum) et le décalage
des débrouilles pour rentrer dans les soirées vip, mondaines ...

Puis,
Devant les barrières, accréditée, le portefeuille remplie de places pour les marches, un éventail de places à en faire pâlir les badauds.
Les coupes de champagne dès 13h, le chassé-croisé d' interviews, de photos, de chasseurs de scoop pour les premiers sites web ... les nuits passées sous le grand palais avec mes acolytes, à bidouiller les connexions pour des mises en ligne en avant première !

Et les "stars", oui, les stars ... qu' en dire ... c'est une émulsion commune, chacun dans son rôle, chacun à sa place, mais surtout dans l' incarnation de personnages sur grand écran.

C'est comme ça que j' ai découvert Isabelle Huppert, dans un film d' Hal Hartley, Amateur.
Avant ce film, je ne m' étais jamais vraiment attardée sur elle, ni sur un Chabrol d'ailleurs.
Sans aucun doute, c'est ce metteur en scène là qui m' a fait connaître l' actrice. Comme quoi les acteurs sont quand même à la merci de ceux qui les pensent, de ceux qui les regardent, les imaginent, les rêvent.

Puis j' ai découvert d'autres films, d'autres réalisateurs, et me susi dit que cette femme prenait des chemins de traverses, suivait sa vérité, je l' ai découverte, aimée aussi sur scène dans 4.48 Psychose de Sarah Kane. Elle m' a refroidit dans "Ma mère", boulversée dans "La pianiste", énervée dans "Les soeurs fâchés" et tant d' autres émois ...

Inspiratrice aussi ... même si je sens de plus en plus chez elle un état étrange à ne pas rendre l' âme humaine, à ne pas vouloir "incarner". Une certaine froideur.

Par delà des cérémonies, c'est l' Envie que le cinéma me donne, et comme à chaque festival ... je retrouve l' envie de boire de me nourrir des visions des autres pour mieux comprendre les miennes et de me laisser convaincre de la multiplicité des points de vue sur le monde. Que chacune porte une vérité unique et partagée.

Donc si je retourne à Cannes, une fois prochaine, ne serait-ce qu'une seule fois, ce sera avec une "bobine" sous le bras ... et pas en amateur(trice) !

14/05/2009

11/05/2009

Un jour Pina ...



"Mon Dieu! Mon Dieu! Comme tous est bizarre aujourd' hui! Pourtant, hier, les choses se passaient normalement.

Je me demande si on m'a changé pendant la nuit ?

Voyons, réfléchissons: est-ce que j'étais bien la même quand je me suis levée ce matin ? Je crois me rappeler que je me suis sentie un peu différente.

Mais, si je ne suis pas la même la question qui se pose est la suivante:

Qui diable puis-je bien être ? Ah! voilà le grand problème !"


Alice au pays des merveilles - Lewis Carroll

06/05/2009

c quoi la mauvaise Raison ?




"Etre capable de laisser les évènements suivre leur cours: peut être n'est-ce en définitif possible qu'après avoir acquis une certaine expèrience de la vie (...) car il demeure important de rester attentif aux choses.
On peut intervenir, mais il faut s'en occuper, en prendre soin, leur apporter de l'amour et de l'énergie. Et si ça ne vient pas, il y a certainement une raison à cela."


Rosas - Anne Teresa de Keersmaeker (chorégraphe)



et bien moi j'aimerai bien que ma seule raison de ne pas savoir lâcher devienne déraison !


Vidéo glissée dans ce lien, de Thierry de Mey, petite leçon de rythme visuel et chorégraphique... comme j' aime !

05/05/2009

Vega



Ne plus savoir, ne pas chercher là où ça bloque, laisser faire la nuit, la lune, le soleil faire leurs tours ... et recommencer chaque jour à tenter de toucher au plus juste de soi.

Laisser parcourir les forces même le degré zéro du rien ... et revenir ... toujours revenir au centre de soi... pas si simple.


L' étoile Vega, la cinquième étoile la plus brillante de la constellation de la Lyre, dans le triangle de l' été.

Aimer ?

S' il n' y avait qu' une question à laquelle vous répondriez sur ce blog, j' aimerais autant que ce soit celle-ci



Qu 'est ce qu' "aimer" ? ... si immense soit-il ...

Ressentir, Donner, Partager oui ... mais derrière les mots des complexités à être, à laisser naître ...

... ma mémoire est vide, et le disque dur neurologique en saturation.
Et ... ce n' est vraiment pas le moment d' être à ce point vide de sens ! s' en est même extrêmement désolant ... manque de sommeil ... manque de rêve !

30/04/2009

Règne animal

D' un seul coup de pédale, projection sans cadre, visions claires et calmes ...





Sun's shinning like "pompom pompom" ...



Tour de piste, détour de sentier, et d'étranges créatures illuminent mes pupilles d'un rafraichissant ailleurs ...



Journée dromadaire ... chez les Touaregs du centre aéré où m' attend un thé à la menthe... trop bon ... ya des jours !

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Hors les murs !!

29/04/2009

Rêve... veille-moi




Tu sais toi, quand l' amour s' engouffre, comment ça dépasse tes attentes, tes mauvaises pensées, te vide la tête ?

Tu galopes à nouveau l' esprit vierge, comme au temps de l' enfance où tout est possible, envisageable, tu fais table rase, tu reconnectes les sens, et tu reconnectes l'essence de ton être.

Et tu découvres d'un air incrédule qu' Amy Winehouse n'est pas qu'une parodie de substances...




27/04/2009

Pied tatoo



Journal de bord tatoo ...

Inscire, produire, laisser faire la main,

S' enraciner, dessiner, tracer les racines,

Réinvestir son corps, le parer, le relire, le relier ...

23/04/2009

Vivre



Se jeter dans la vie, sans peurs ...

Une fois. Une seule fois...

Prendre la vie comme la première fois et la dernière

Les visions de ce jour-là, cette vision-là ... cette chanson-là qui perce le feuillage

"Pardonne-moi ..."

Trop de temps perdu ... à ne pas être. Je réalise.

Sortir d'ici



"Partir, c'est l'espace d'un instant entendre sa porte d'appartement claquer, la laisser se refermer sur les draps tirés d'un lit, les livres, les cd, l'agenda des rendez-vous. Tout ce qui fait le quotidien va rester enfermé là pour laisser le maître des lieux s'en aller à la rencontre de l'imprévisible, tenter que sa vie ne soit plus une ligne rectiligne, qui va de la naissance à la mort.
Elle peut se briser, s'incurver; des accidents de parcours vont lui fabriquer de l'inédit...


Partir c'est oser l'autre: faire son travail d'Homme en quelque sorte... Un départ est un contrat avec soi, il s'agit d'oublier le point de vue particulier qui était le nôtre pour aller se glisser dans d'autres peaux, d'autres rêves, et vérifier qu'ailleurs règnent des vérités différentes.

Partir, c'est aller confronter ses rêves à des réalités indédites et emmener son être dans les couloirs de l'univers, lui faire rencontrer des bourrasques et des typhons, de multiples corps et regards, des brises et des parfums, des ressacs.
"
"Partir, partir, s'évader, traverser l'horizon, pénétrer dans une autre vie"
(D.H.Lawrence)

Yves SIMON

Au travers de









18/04/2009

Un ange à ma table ...

En écho au billet de l'electroméninges sur Rosemary Kennedy, et parce que ce film est une de ces oeuvres qui me donnent envie d'écrire, de filmer et de croire à la poésie en toute chose.
Au monde du sensible invisible.



06/04/2009

Questionner

25 septembre 1979
Histoire de théâtre dansé par Raimund Hoghe

"Le printemps. Qu'est-ce que c'est: le printemps ?`


Quels sentiments éprouve-t-on ?
Qu'est-ce qui vous vient à l'esprit en pensant au printemps ? ou bien la valse: qu'est-ce que cela signifie ? qu'est-ce que ce mot éveille ?

Et la chasteté.
Qu'est-ce que cela veut dire être chaste.
Et à quoi ressemble l'impudeur ?
( ... )


Les questions de Pina Bausch sont aussi une tentative pour recommencer tout au début, pour essayer de découvrir et de ressentir le monde qui nous entoure et nous-mêmes de façon neuve.

C'est en questionnant avec curiosité que Pina Bausch et sa Compagnie tâtent le terrain.Ils explorent des petites tranches de la réalité.Ils s'engagent sur des fragments.Ils n'épellent pas seulement des mots.

C'est pour pouvoir à nouveau sentir, vivre, aimer qu'ils épellent - pour rompre la glace, la mer gelée, le froid qui règne en nous et entre nous.

01/04/2009

Jour J


Jaune. Jour jaune.




Attablée à la terrasse d'un café, dans l'air farouchement ventilé des dernières aspirations de l'hiver, caressée par les rayons chauds du printemps s'eveillant,
une femme.

Doucement empruntée, le regard bleu saphir, le corps en attente, prolongé d'un souffle de nicotine, l'instant touche à l'extra-ordinaire, hors de l'ordinaire, presque cataclysmique.
Peur de la rencontre, envie de reconnaître ... vouloir être sûre que les molécules tiendront à l'onde de choc de l'esprit ...

Traversée d'écran, oui, des ondes métalliques/mécaniques/puces/circuits/bip/rappel ...

Retrouvé l'organique dans la métropole.

Vouloir inscrire le corps dans la partie. Déjouer le jeu. Rejouer le jeu.
Mettre les compteurs binaire hors-jeu.

La traversée du miroir, je songe à Alice, Orphée et tous les surréalistes ( que ns sommes)qui s'y plongeraient volontiers à corps/coeur de pixels ouverts...

Quel époque, fichtre !

Au devant de moi, une glanneuse de fin de marché trainant un chariot emplit de couvertures superposées.

Clocharde, sorcière, magicienne ... ?

Elle distribue quatre fleurs jaunes aux deux filles d'à côté qui n' en n'ont que faire, une à moi, puis une autre ... les jonquilles sont jaunes ... elles les reprendra toutes et les déposera dans mon sac, maugréant quelques inepties au passage, et s'en ira.

Quatre jonquilles jaunes que je retrouverai un peu plus tard dans la chambre de ma grand-mère, dans sa maison de retraite qui donne sur le jardin. Jardin au bout duquel
passe la ligne TGV que tu parcouras demain ...

Pour achever le sort, et à force de vouloir voir midi à sa porte,ce jour-là, ma vieille grand mère m' annonce qu' elle aurait voulu vivre là-bas, au pays d'une de tes racines, en Algérie, que s'il elle avait rencontré un algérien, avant la guerre elle l'aurait suivi.

Voilà. J' ai l'absolution de l'aïeule.

L' accord est censé être parfait.


Je n' attends plus que de croire à ce qui est impalpable à l'écran.

Je ne peux envisager d 'erreur de matrice ... j' y vais, je plonge ...
Tout comme Alice,
Aux pays des merveilles...

Pomme Q.

Fabienne Verdier, une peinture tout en vibrations.

Rencontre avec Fabienne Verdier, à l'occasion de la publication de ses carnets de recherche "Echos" de 2017 à 2022.     J...