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07/06/2013
03/06/2013
A bas bruit- Avant goût
Cette bande annonce là.
Avec cette parole là, la voix de cette actrice là. Le choix de l'épure.
Cette bande annonce là, parce que les marguerites. Cette envie de les laisser entrer dans son champ de vision, de laisser le vent les faire se courber, se redresser, les laisser se perdre dedans le cadre, les laisser nous sussurer de prendre le temps avec elles. Cette notion de temps que la photographie n'a pas. Un tableau mouvant d'où nait, des mots, dans le silence.
Marguerite aussi, parce que Duras. Pas très loin dans l'écriture de ce film. Scénario ouvert vers cette écriture et écriture filmique, montée, composée sans doute avec ce même souffle. Ce même rythme.
Il y a là une exigence à être au plus prêt. J''aime quand on sent l'écriture et les raccords parce que c'est signé et significatif d'un regard.
Ha, je vois déjà les adeptes du divertissement détournant le regard d'un cinéma qui se veut trop conceptuel. Ho, non, non, ça m'ennuie d'avance. Bon. N'allez pas voir ce qui vous donnerait à penser autrement le cinéma, qui met en scène autrement la parole, qui donne à entendre et à voir autrement. C'est vrai, c'est chiant de pas savoir où on met les pieds. En plus ça à l'air d'être sérieusement intello.
Ah bon ? - pas vrai, je dis. Je parie. Pas encore vu.
Avoir de l'appétit pour des cuisines exotiques revient au même. On ne peut pas forcer la curiosité, on peut juste vous suggérer ce qu'en est le manque.
Moi j'aime d'avance, avant même d'y avoir goûter. Sensation familière. Sensation d'un langage différent, et ça me plait. C'est tout. Juste par cette bande-annonce.
Un film dont la durée de vie ( projection en salle) sera à peine la durée de vie de celle d'un papillon, sans votre présence du 6 au 20 juin à L' Espace St Michel à Paris. ( ici, autres lieux et dates)
Voilà, je soutiens A BAS BRUIT parce que cette histoire de cinéma là me touche. En marge des exploitations tonitruantes. Le 7ème art, avant d'être art, divertissement et industrie est aussi/surtout une Expression, non ?
Evidemment ce serait plus alléchant avec 300 couverts posés sous un barnum de la côte cannoise...
Mon avis que ce film là est bien plus raffiné que du homard.
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