Deuxième volet de l'interview de François Hollande que nous avions réalisée avant l'été, dans le Cabinet des Curiosités de Darkplanneur. Sur les roses et face au miroir, un homme face à son destin et celui d'un pays. J'ai jugé utile de le poster ici. Important, du moins. Buzz évident, tout au plus.
Hélénablue a sû ouvrir sans doute des liens silencieux chez bon nombre de personnes qui sont passés et passent lire son blog. La rencontre a eu lieu et j'ai aimé penser qu'elle pouvait être partagée sous des formes diverses, ce que Blue a accepté. L'échange se veut créatif et interactif. Inspirant.
"Qu'on dise que la vie n'est jamais l'oeuvre, que la vie de l'oeuvre d'art, cette vie au second degré, n'est jamais la vie, que trouver le passage de l'une à l'autre est une chose presque impossible, j'en suis plus convaincue que personne. Il y a transformation, transmutation, métamorphose, mais j'estime qu'on a le droit d'être curieux de ce qui a été métamorphosé. Je suis convaincue - et je vais plus loin - que si l'on arrivait à connaître, mais on ne le connaîtrajamais, ce qui est la structure profonde d'un être, on arriverait peut-être même à trouver que cette structure a conditionné toute celle de son oeuvre."
De tout ce que nous offre les relations textuelles par claviers interposés, il est rassurant de saisir la frontière si peu virtuelle de la rencontre en chair et en os.
Se jeter à l’autre, s’y risquer, se frotter au regard, à la joue, à la main qui tend l’oreille quotidiennement, des belles histoires en conte, en rencontre, en amitié, en passion, en abandon, en désillusion … c’est tout cela au delà de l’écran, mais le jeu en vaut-il la chandelle ?
"L'établissement d'un plan média (media planning, en anglais) consiste à définir le choix des supports et la répartition d'un budget de communication et d'achat d'espace afin de toucher une cible." (J' ai mes sources Wikipédia )
Démonstration: "Don't be nice , Be Nils" sous l'influence d'Eric Briones (Darkplanneur), Galienni ( Culturebuzz, Buzzdeluxe, agence Balistikart ) et moi-même, fût notre premier essai Propaganda 1.0, d'avant l'heure que sonne le gluzz, il y a 10 ans.
"Nils Nils" imaginé par Nils Beaudelot, est un personnage sous acide wharolienne d'origine scandinave et quelques mots de vocabulaire essentiel: "On t'chate ?", "C'est moi, Nils !", "J' habite dans le coin!",
"Laissez-moi un message !", bref la valise essentiel du savoir communiquer de base mais ôtée de toute la stratégie d'un plan média cohèrent.
De l' Homos Communicus à l'Homo Numericus, où comment être particulièrement peu doué pour l'influence de masse, bien qu' ayant assimilé les techniques d' approches du marketing d'hier.
La culture buzz n'avait pas encore frappée l'internet, on se retrouvaient au chat'room et plus si affinités, et c'était déjà pas mal !
Le streetmarketeur Space Invader oeuvrait déjà depuis longtemps en mode buzz sur les murs de la capitale jusqu' à l'invasion planétaire. Les Casseurs de pub, No logo, Beigbeder révèlaient l'ambiance révolutionnaire du moment face au joug des marques.
Depuis ce temps, les stratégies du marketing ont simplement changées de registre, mais il me semble que la télévision est sur le point d'implosée si les ponts ne sont pas lancés rapidement vers le web. Et beaucoup de monde travaille en coulisses pour le déraillement des convois de fonds vers d' autres contrées encore no marque's land ... mais la blogosphère est un territoire peuplé de tribus sauvages et indisciplinées !
D'un côté les majors où les marques ne prennent pas trop de risque, et de l' autre côté, le wild et obscur side du monde de la blogosphère ...
A ce sujet, le docu fiction "I am the media" de Benjamin Rassat, prend la température d' une culture web déjà bien évoluée, qui fait suite à son premier documentaire "Internet fait des bulles".
Je vais vous en toucher deux mots puisque j'étais invité à la première projection à cause que ma notoriété, mon réfèrencement et mon narcissime egotique ont été portés dans un top niveau de recherche google, et que je me dois de réagir sur la question du "Je suis un média":
En résumé: Tout corps plongé dans un blog ne pèse pas le même poids (d' influence) selon la gravité de son réfèrencement sur la toile.
"Est-ce que vous vous googliser ?" est la question maîtresse du film, pour être plus clair, est-ce que vous rentrez votre nom dans la recherche google pour voir votre classement ?
Les portraits qui jalonnent le film seront donc sur ceux et celles qui sont des number One du réfèrencement google avec un taux de visibilité et un lectorat qui dépasse l'entendement ... pour des textes ou vidéos postées quotidiennement : Be Wanted - Mais dans le film, "rien n'est vrai" dit le réalisateur qui est lui même rentré dans ce jeu du double je, de l'autofilmage et de l'auto-inteview.
Marrant mais pas vraisemblable, pour le coup.
La Vallée des blogs ( Blog's valley ): Un Territoire pathètique ?
Passionnant sujet que le monde des blogs, nos carnets de route de navigateurs solitaires qui sont lu et suivis par un certain nombre d'internautes, et traiter dans le film de Benjamin d'une façon plutôt légère, avec humour, on part à la rencontre des noms porteurs d'intérêts, les blogeurs dits "influents" parce que grand lectorat, et on découvre ce par quoi ils sont devenus de "Famous blogeurs" !
L' angle choisit révèle une nature humaine qui me dérange, le racolage habituel, juste pathétique, et du narcissisme à outrance ... Admettons que ce soit le constat du réalisateur lui-même, j'aurais aimé qu'il prenne du recul et nous emmène plus loin que l'horizon.
Il y a tellement d'autres ouvertures et champ du possible à relater sur ce mode de communication, à le comprendre, et à l'identifier...
La blogosphère est un espace vraiment étranger à la plupart des gens de mon entourage et je ne vois pas en quoi le film leur donnerait envie d'y lire autre chose que cette soif peu reluisante du simple narcissisme et besoin d'exister.
Personnellement, j 'y croise aujourd'hui des experiences artistiques marquantes, des échanges qui élèvent l'esprit à d'autres univers et fonctionnements, et politiquement parlant... ça va mieux en le disant, non ?
Le docufiction "I am the media" est visible le 31 mai sur Arte , et de façon définitive sur le web d' ici quelques semaines, je vous laisse à votre propre jugement.
Bimbo baignant dans baignoire de boudoirs imbibés et Bimbo bourrée au Biano
Mise en images d'une chanson inédite d'Elise Caron, à qui je dois ... l'éternité ... enfin, quelque chose du genre.