26/04/2014

Clip en Soleil- Yawé Nsi




Deux jours de tournage intensifs chez Anne et Thierry, aux Ocreries, sur les terres d'un Berry habité, par les hommes et les bêtes, et cette nature qui manquait à l' horizon de nos villes pour ré-empreinter, et illustrer au mieux une des chansons de l'ami auteur-chanteur Nana Ketcha.

Sa terre natale du Cameroun, à Bangangté, porte la couleur rouge sur les chemins, et celle des Ocreries, est jaune ocre, une couleur que l'on utilisait pour peindre les fresques intérieures des églises. Après la terre noire du terril du nord filmé avec Hélènablue, il y avait d'une certaine façon une évidence à s'emparer d'une autre palette de couleurs dans ce même élément.
La terre me parle, ainsi que l'eau, mais c'est un élément d'une toute autre force, différemment "ancré", plus capricornien, je pourrais dire.

La lumière toujours, guide les images et les plans. Anne qui connait et ses terres et ses lumières naissantes ou rasantes à chaque heure du jour et de la nuit m'a été d'un grand recours. De l'importance du "guide" en terres presque "inconnues".

La séquence du feu et celle de la montée sur "Pacha" restent les moments forts de ce tournage. Là où on touche à la force, à l'imprévisible, à la chance.

A suivre ici:
http://nanaketcha.wordpress.com


12/04/2014

Marguerite, 100 ans


Dimanche 6 avril, à partir de 17H20, Arte nous propose une programmation spéciale pour le centenaire de la naissance de Marguerite Duras.


Les deux plus passionnants, Écrire et La mort du jeune aviateur anglais, c’est à partir de minuit que vous pourrez les découvrir. Duras y est libre, en confiance devant la caméra de Benoît Jacquot qu’elle connaît depuis 1972, lorsqu’il fut son assistant sur le tournage de Nathalie Granger.
Depuis, ils ont souvent retravaillé ensemble et sont restés amis. Parfois sa voix se fait entendre, demandant une précision, posant une question. Mais la plupart du temps, Duras parle seule, comme on rêve tout haut, et entendre sa pensée se dérouler, ses mots advenir, son monde intérieur s’entrouvrir est fascinant.

L'humeur vagabonde - Emission de Kathleen Evin

Leitmotiv



Album Transe Saharienne, "Enregistrements issus d'un projet de rencontre avec des musiciens touaregs de l'adrar des iforas (Mali)- février 2004

19/03/2014

Entre 4 yeux



Ce qui s'enfuit du monde c'est la poésie. 

La poésie n'est pas un genre littéraire, 
elle est l'expérience spirituelle de la vie, 
la plus haute densité de précision, 
l'intuition aveuglante que la vie 
la plus frêle est une vie sans fin.




Christian Bobin - Carnet du soleil


08/02/2014

Emovere









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Archives et travaux de la chorégraphe, danseuse, interpète, calligraphe, auteur, poète








Le mot "émotion" vient du verbe "émouvoir".
Il est basé sur le latin emovere, dont e- (variante de ex-) signifie "hors de" et movere signifie "mouvement"
 

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"Mouvement : Sur la scène comme sur la page, dans le corps qui danse et dans la main qui trace"





"Je porte au coeur de mon tourbillon
un milliard de grâce rondes
ailes pour déplacer
la perception"



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"En proie à ta manie d'accumuler 
plonge cette page dans l'eau
l'encre bave le papier se dissout
ton regard se désemplit
plus rien à chercher
c'est alors que tout peut arriver"




















“Il suffit de peu de mots à l’esprit contemplatif pour effectuer une percée dans le domaine de l’essentiel, inhérent à la poésie. Le haïku est un moyen de nous ressaisir dans notre « être ici-et-maintenant » par une condensation des perceptions qui offrent un accès direct à l’illumination de la conscience. Ces courts poèmes ne suivent pas un  ordre particulier. Ce sont plutôt des miroirs qui reflètent « les choses comme elles sont en elles-mêmes ». L’expression spontanée dont j’use ici est de même nature que la danse ; il s’agit de cerner les idées et intuitions qui pénètrent le cœur pour que mots et réflexion se fassent action, d’atteindre au royaume, invisible et visible, du temps de  l’esprit, espaces sur le papier ouverts à la pensée.”

"brins d' herbe"- C.Carlson - Actes Sud








04/02/2014

20/20



Terre – lune, terre – lune
Ce soir j’ai mis mes ailes d’or
Dans le ciel comme un météore
Je pars.

Terre – lune, terre – lune
J’ai quitté ma vieille atmosphère
J’ai laissé les morts et les guerres
Au revoir.

Dans le ciel piqué de planètes
Tout seul sur une lune vide
Je rirai du monde stupide
Et des hommes qui font les bêtes.

Terre – lune, terre – lune
Adieu ma ville adieu mon cœur
Globe tout perclus de douleurs
Bonsoir.

Boris Vian- 1955