12/07/2008

Petite conversation avec la vieillesse

- Regarde. Regarde-moi bien. Il ne restera de ce visage trentenaire que la clarté des yeux, la part de l’ombre s’abattant peu à peu le long des paupières, sans tapages, d’une discrétion à rompre tous les liens. Et mille et une crème n’y pourront rien.

- La peau, oui, d’abord la peau, la part du visible du corps puis le corps en-dedans.
- J’ ai déjà senti cela, l’ engourdissement des membres, en attendant l’enfant. Un phénomène nouveau que l’on voudrait extérieur à soi.

- C’est important le poids d’un corps dans l’atmosphère.

- Oui … Le corps vieillissant, les peaux regorgent, se compriment, contiennent tous les liquides de vie, le corps étreinte, le corps à l’étroit. J’ aime cette histoire que notre esprit alors vacant dans l’univers s’incarne dans une chair. Mais comment faire pour apprivoiser la gangue ? comment faire pour y respirer ?

- Il faut apprendre tout ce que le corps permet. Ce qu’il use. S’y sentir bien, comme chez soi. Son espace vital. L’apprivoiser.

- C’est pour ça qu’on se laisse faire ? ça allège l’atmosphère ?

01/07/2008

Petit Atelier du mouvement

Pas de numérisation today, câble out of order.
Crevaison de pneu, "perdage" de clés suite à précipitation réparation pneu crevé, bulles d'air à la surface de l'eau, rustine incollable, mains ongles noires.
Virage à gauche, tiens le pont est fermé, houla, nouvelle priorité à droite,mon Dieu le "Rond Point de la Mort".Je ne rigole pas.Shop Bio fermé,pas de lait de noisettes pour demain !
Filmage de spectacle de danse hier, une caméra out of order,périphérique extèrieur entre 16H30 et 17H30 un dimanche ensoleillé, bigcool... pffff!


"Etre capable de laisser les évènements suivre leur cours: peut être n'est-ce en définitif possible qu'après avoir acquis une certaine expèrience de la vie (...) car il demeure important de rester attentif aux choses.
On peut intervenir, mais il faut s'en occuper, en prendre soin, leur apporter de l'amour et de l'énergie. Et si ça ne vient pas, il y a certainement une raison à cela."

Rosas - Anne Teresa de Keersmaeker (chorégraphe)

Vidéo glissée dans ce lien, de Thierry de Mey, petite leçon de rythme visuel et chorégraphique, à savourer pour conclure la journée de Mey...r2 D2

30/06/2008

Emait 'ej ...


Gâteau surprise "emai't eJ"


Bimbo baignant dans baignoire de boudoirs imbibés et Bimbo bourrée au Biano
Mise en images d'une chanson inédite d'Elise Caron, à qui je dois ... l'éternité ... enfin, quelque chose du genre.

27/06/2008

Semblables



Exposition de la photographe journaliste Isabelle vayron que je croise depuis bientôt dix ans, suite à ses chevauchées à cheval avec les derniers cow-boys d'Australie, son périple à vélo Paris Pékin "Glanneurs de musique", le voyage scientifique à Kaboul,
et les portraits multiples du beau projet "6 milliard d'autres" d'Arthus Bertrand.

Isabelle Vayron est une femme libre, passionnée d'équitation et de voyages,c'est dans son enfance sans doute que réside la clef de sa détermination, avec cette peur au ventre de mourir un jour sans avoir découvert le monde.
A l'âge où je prenais mon premier appartement sur Paris, elle décidait de partir au bout du monde vivre sa passion.
En attendant une expo parisienne, Isabelle a choisit d'inscrire cette première rétrospective photographiques, vidéos et installations, au coeur d'un des villages classés comme un des plus beaux de France, la cité médièvale de Noyers-sur-Serein (Bourgogne).



Exposition SEMBLABLES du 6 juillet au 2 août, à la cité médiévale de Noyers-sur-Serein (Bourgogne)

24/06/2008

Lettre à sa fille

"Je me mêle de ce qui me regarde, mais souviens-toi toujours que s'il y a une chose que le monde déteste, c'est une femme qui se mêle de ce qui la regarde."

Martha jane canary dit Calamity Jane - Lettre à sa fille -



En 1873, Martha Jane Canary dite Calamity Jane, 21 ans, donne naissance à sa fille, suite à sa rencontre avec une autre légende de l'Ouest, Wild Bill Hickock. Son style de vie ne lui permettant pas de l'éduquer correctement, elle décide de la confier à un couple sans enfant.
Très vite, elle souffre cruellement de l'absence de sa fille et ressent le besoin de lui écrire.
La première lettre date du 25 septembre 1877. Une vingtaine d'autres suivront, de façon très irrégulière, jusqu'à la dernière écrite en juin 1902, quelques mois avant sa mort. « Je suis malade et n'ai plus longtemps à vivre. J'emporte de nombreux secrets avec moi, Janey ». Avec candeur et franc parler, dans une odeur de poudre et d'écurie, ces 27 lettres furieuses, tendres et intimes ne parviendront à sa fille que dix ans après sa mort.
Calamity Jane concentra là tout son amour maternel, ses révoltes de femme, ses douleurs et ses solitudes, racontant l'histoire de sa vie et dévoilant avec une grande lucidité les coulisses d'un Far West légendaire qui ne parvint pas à détruire tout à fait une femme trop indépendante pour son époque.


J 'ai revisité cette pièce avec la comédienne Sophie Perrimond, car je trouvais son projet passionnant, redorer de féminité la légende de l'ouest que fût Calamity Jane.
De plus, le projet allait de paire avec mes premiers pas de mère, tout est parti de l'image de l'oeuf se brisant, il fallait cristaliser l'instant, comme une évidence.
La pièce se joue également dans les appartements, avec convivialité et partage du fameux "gâteau de vingt ans", dont la préparation culinaire est également mis en scène

http://lemarthajanetour.blogspot.com/

20/06/2008

L'art du buzz-part one

Nilspeaking
Vidéo envoyée par laurkal

Public idéal


Le Public idéal, par l'artiste plasticienne Nadia Boursin-Piraud
http://www.princesse-de-cleves.com/

Public idéal, amour idéal, famille idéale, enfant idéal
Sourire au bord des lèvres à la lecture de ces schémas sublimés qu'aucune "stratégie de moyens" ne parvient à encercler ... sauf dans la pub.

16/06/2008

Art Home


Paillasson virtuel de Bienvenue, format rectangulaire.
Pièce unique et originale (!?)2008- Art web made at Home

"Toute personne digne d'habiter en immeuble se doit de délimiter sa porte d'entrée à l'aide d'un objet essui-pied dit "paillasson" ajusté à son goût et ses valeurs."

Voici donc un petit tour des propriétaires de paillasson du côté de chez moi.

06/06/2008

Tableau noir

Je vis là où il ne faut pas vivre.
Je vis là où l'on peut mourir.
De faim, de désespoir, de solitude.
Je parle français, ma fille aussi.

Les ondes qui traversent l'espace me laissent pensives.



La femme parle du désert, d'un désert, la traversée pour l'autre rive,
un monde ailleurs, espéré meilleur, aller voir ailleurs si ...
Elle tombe enceinte, engrossée par son compagnon de route dans le désert, sa soif, ses pas jusqu'à Bamako, les allers-retours des avions devant ma fenêtre, au dessus de la colline, les paroles de cette femme-là dans la cuisine, dans les avions, combien sont-ils à revenir à la case départ ?

Je vis là où il n'y a pas de désert physique.



Ma vie est là. Mon quotidien est dedans. Les arbres aussi.
La vitesse du vent sur nos têtes, sur le vélo, tous les matins, un grand bol d'air, chevaucher les ponts, les autoroutes, prendre tout de contraire, les trottoirs sont mes pistes cyclables, mon tempo est réglé sur mes vitesses je sais chaque changement de courbes, les indices de passage des feux verts, je roule vite, j'anticipe les manoeuvres les placements, les automobilistes doivent me plaindre quand il pleut, je les plains quand ils crament au soleil, là où ils attendent leur tour, moi je m'engouffre et leurs adresse un bras d'honneur imaginaire.
Mon carburant: jus d'orange frais du matin dans les veines.


L 'inertie de la banlieue ne prend que lorsque je m'immobilise.


L'objectif est d'y survivre, d'y vivre et d'aller voir ailleurs ...


02/06/2008

Final Fantasy du Petit Prince de la Haute Couture

"Si je lis un livre sur les Indes, avec des photos, ou sur l'Egypte où je ne suis pas allé, mon imagination m'emporte. C'est là que je fais mes plus beaux voyages.… A partir de la Femme à la perle de Vermeer, j'ai imaginé la robe qu'elle pouvait porter. Et je crois que c'est une des plus belles robes que j'ai créées…"


Yves Saint Laurent a définitivement posé son carnet de croquis et son crayon. Il s'est réfugié dans une solitude dorée, comme celle qui avait bercé son enfance et son adolescence à Oran.

29/05/2008

Final Fantasy du Petit Prince


Envie d'un Speed painting ce soir ... en écoutant"Cinema Bizarre",le nouveau style
de musique "générationnelle",revisite les classiques du genre Depeche Mode d'antan.
Pour un speed painting haut de gamme, rendez-vous à cette adresse:
http://www.anoriant.tv/index.php?film=kiwimage/speedpainting-01.flv&id=55&seurt=4>

28/05/2008

soirée pluvieuse


Plaines orageuses
'ferait meilleur près d'un feu
bien au chaud et à l'abri
les mains brûlantes sous la tisane du laurier gris

25/05/2008

"Why Aïssata is not cooking ?"

"ENTRE LES MURS", film français palme dorée, ce soir à cannes.
A en voir un extrait il s'agit de ce problème de langage et de références dans le cadre scolaire pour les élèves français d'origines maghrébines et autres:"Bill is cooking", "Martine fait la cuisine" et pourquoi "Aïssata" is not cooking ?"
Effectivement, là est un fondement de la dite "intégration".

Nord Perdu de Nancy huston
"Très récemment, après un débat sur l’exil et le changement de langue dans la ville d’Ajaccio, une écossaise est venue me parler en aparté. « J’ai épousé un Corse, me dit-elle, et voici plus de vingt ans que j’habite ici. Nous avons quatre enfants. Je parle le français constamment et couramment sans problème… Mais comment dire… elle ne me « touche » pas, cette langue, et ça me désespère. »Elle en avait presque les larmes aux yeux. « Quand j’entends « bracken », « leaves », « fog », je vois et je sens ce dont il s’agit, les couleurs ocre et marron, les odeurs de l’automne, l’humidité… alors que si on me dit « fougère », « feuilles », « brouillard », ça me laisse de glace, je ne sens rien."

Pour l’auteur, le sentiment d’exil, le fait de se sentir « étranger » serait à relier à l’enfance qui est le socle de notre identité, et ceci malgré les nombreuses années passées à l’étranger à l’âge adulte . Chaque exilé est coupé en deux : une partie de lui-même reliée à ses origines , l’autre partie intégrée dans le pays d’accueil et inconnue des proches restés au pays . Deux vies qui s’ignorent…ce qui génère sentiment de solitude mais aussi richesse et ouverture .

Pertes périodiques

J 'ai perdu le livre, le livre "bible" du moment.
Perdu les phrases qui tuent le temps, les mots justes, ciselés, incisifs, parfaits ...
Ceux qui s'ancrent au moment T.

Les pertes périodiques sont récurrentes à l'ensemble du corps féminin, s'ajoutent à cela les pertes périodiques mais moins récurrentes des choses et objets du quotidien.
Et cela n'a rien de féminin.

J 'ai retrouvé le livre bible.
Sous le lit canapé.

23/05/2008

Comme un odeur de jasmin





Dernier ouvrage de montage, pour l'émission "Intérieurs", sur Paris Première.
Une presque "odeur de jasmin"
Visite guidée au Soudan,dans une maison Nubienne.

Couleurs, soleil, ombre et senteurs ... pour rafraîchir l'ambiance

Le pixel est toujours carré !

C comme au cinéma

AMOUR CANNES et CHAMPAGNE


"Le cinéma"de Claude Nougaro by Térez Montcalm

20/05/2008

Ouverture



Je ne savais plus où se cachait ma pensée, ma parole active, ma vue sur le monde, sur l’autre, sur moi-même. Perdue, la voix intérieure.
La vie est entrée en moi par effraction, sans ménagement, m’a donné le goût du vide de l’a quoi bon puis s’en est allée se nicher au tréfonds du creux de mon ventre. L'écriture m'est revenue, la parole est nouvelle.
Je suis dans l’instant, les choses répondent vite.

J'ai longtemps hésité à pénétrer cette blogosphère, à m'y inscrire, je n'y voyais pas l'intérêt, si ce n'est une vague déferlante psycho-analytique de son quotidien.

Je blogue donc je suis,j'imagine.

Comment font ceux qui n’écrivent pas ? comment peuvent- ils tout contenir ?
De quelle veine sont-ils ? de quelle veine nourricière je viens ? ce qui me tient au monde, ce sont les mots des autres et cette fois, si c’étaient les miens ?

Les oeuvres nous sauvent, l'enfant nous sauve, l'écriture parfois. Mais je n'ai pas la force physique de l'écrivain. Car l'écriture prend tout. Et je ne puis faire l'économie de ma vie pour l'écriture.
J 'écrirais donc dans cet espace tranquille.
Ce qui m'émeut, et ce qui me vient.


Photos: Phrase extraite du Journal du cinéaste russe Andreï Tarkovski + tracés de Louise

17/05/2008

l ' Echappée belle



Vidéo; durée 4', 2000

Première véritable ré-écriture filmique.

Essai chorégraphique au départ, avec des exercices précis,travail sur l' espace vital.
Objets surprises apportés par les protagonistes sur le thème du Lien.
Le résultat est l'abandon de ce travail pour la redécouverte de l'enfance.
Journée suspendue,un souvenir de paix, avec les mots de Marguerite Duras.
L'échappée Belle vue par galienni

Après le dégel



Ce qu'il fût long le dégel, presque la moitié d'une vie entière à soi.

La vie n'est plus entièrement à soi, à nos côtés l' enfant sablier,
D' où tombent les heures précoces du soir,
De nos rides de nos joies le temps est compté
Au centre le creux du ventre désormais rassasié
Du vide
Pas du désir,
Le désir en haleine, vif, alerté,
Serais-je assez pleine un jour de ce désir-là ?

Avant le dégel

Fabienne Verdier, une peinture tout en vibrations.

Rencontre avec Fabienne Verdier, à l'occasion de la publication de ses carnets de recherche "Echos" de 2017 à 2022.     J...