24/08/2013
20/08/2013
08/08/2013
Persistance du sommet
En suivant la piste d'Axelle Renoir,
et, comme de pas par hasard, mais si quand même,
sur un film d'animation signé Yoanne Lemoine ( Woodkid )
Je repars, vers les sommets. Sinon où ?
06/08/2013
31/07/2013
26/07/2013
19/07/2013
10/07/2013
Marie Curie par sa petite fille
"Cher lecteur, raisonner et s'émouvoir pour moi, ce n'est pas incompatible" - Hélène Langevin-Joliot
Hélène Langevin-Joliot, physicienne et petite-fille de Marie Curie, nous livre un témoignage exceptionnel sur la vie de la grande scientifique, symbole de l'entrée des femmes en science. Hélène Langevin-Joliot était l'invitée de l'Espace des sciences, le 29 mai 2012, pour sa conférence "Marie Curie et son temps"
07/07/2013
Fénomènes de Foire : Boby Lapointe
Deux suaves zouaves à l'accent enchantant
que j'ai eu grand plaisir à entendre, à filmer et à re-regarder en
montant. Mon ignorance Boby Lapointesque est enfin recouverte de
quelques mélodies et jeux de mots bien placés.
M'en
vais les retrouver d'ici une semaine, pour un tour de gloire en Avignon
et que du bonheur dans les oreilles avec ces deux enfants de poésie.
06/07/2013
02/07/2013
Point de vue
"Quand tu prends une photo, tu organises ton corps, les trois points sont en ligne. C'est une expérience de yoga."
Sergio Larrain, photographe.
Rencontres Photographiques Arles- Juilliet 2013
Le labyrinthe
La boue dont elle se souvient le mieux
de celle qui pompe et suce
de celle qui trahit le corps,
sable mouvant tirant vers là
où l’air est épaissi de graviers, là
où son corps est un champ de bataille.
La motte qu’ils ont soulevée
était pour elle une pierre, son douloureux
tambourinage une danse de colère
disparue entre les coutures épaisses
qui maintenant resserrent sa poitrine sur elle même.
Elle est perdue sous terre
sans Orphée ni guide. C’est le labyrinthe
sans le minotaure ; là où la fraîche
découpe bleue du ciel est un souvenir évanescent.
Elle sait bien que ceci est un conte de fée
macabre, où des touffes de cheveux
sont arrachées pour tresser une corde
qui la ramène à la surface, ou alors
sont posées par terre dans les forêts obscures
comme des indices pour son retour. Il n’y a
personne d’autre, juste ce corps
et sa tête autrefois si brave qui tourne sur ellemême
sous les étoiles scintillantes du sol.
Ceci est le voyage où une femme
se métamorphose en jeune fille dont la vertu
déjoue le mal, et cherchant son courage
plutôt que de hurler la tête entre les mains,
trouve la bonté où elle n’aurait jamais regardé.
C’est regarder qui est le plus difficile,
faire face au futur d’un œil clair qui implore :
renvoyez les noirs corbeaux, les dragons du pays
de la mort, renvoyez les sorcières, les vieillardes, les hommes
fous, les chevaux sauvages.
Je trouverai mon chemin pour rentrer à la maison.
d' Adrienne Eberhard - traduit de l’anglais par Christine Bonduelle
http://www.revue-secousse.fr/Sonotheque/Sono.htm ( par Anne Segal)
01/07/2013
29/06/2013
Ce petit Rien - Mixage
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Aujourd'hui, en studio avec Barner, pour mixer la bande sonore du film
"Ce petit Rien", avec Hélénablue.
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28/06/2013
Ah, ces instants-là
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| photo: Bettina Rheims |
Ma fille, mon enfant, s'alanguit presque chaque soir dans un rocking chair taillé à sa mesure que l'on nous a prêté jusqu' à je ne sais quand. Autant dire qu' il fait parti des meubles pour un moment.
Hier soir, avait lieu la pièce de théâtre de l'école où Louise ouvrait le show avec une camarade ( genre deux phrases, hum), nous avions une petite heure de battements de paupières pour diner, boire un coup, dans notre salon HLM cosy. Bassine d'eau froide a ses pieds, elle me répétait son texte, tandis je lui donnais quelques suggestions d' intonations.
Nous étions détendues, dans cette attente d'avant-scène.
Alors, je lui ai parlé de cette femme chanteuse, qui avait elle aussi son rocking chair noir sans sa loge, avant de monter sur scène... ça passe par ces petits instants-là, la belle vie d'artiste-artisan.
Un bien joli plan séquence...
26/06/2013
Marc Vella - Porteur d'éveil
25/06/2013
23/06/2013
21/06/2013
"A Bas bruit" ou le temps suspendu
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| Nathalie Richard, en suspend, dans le film A Bas Bruit |
"A bas bruit" est un film "haut, bas, fragile", comme ces étiquettes que l'on voit sur les cartons d'emballage ou de déménagement. Il invite à un temps suspendu, curieusement hors d' une zone de confort mais tout en apesanteur.
N'est-ce pas là tout l'art du cinéma que de suspendre le temps ? au moins de tenter de le retenir, entre ciel et terre ? Une façon de panser et d'offrir à penser.
Il confine la parole au silence, laisse sa comédienne oeuvrer dans un cocon de polystyrènes, dans l'effet papillon d'une lumière qui cherche le passage, le film ajoure tous les mots dits, par Nathalie, l'interprète, échappées des pages de Judith, l'auteur.
Un film qui a séjourné, "de jour comme de nuit", dans la tête de la réalisatrice et de la comédienne, pendant de longues années, un film de longue haleine parsemé de deuils profonds, dont la recomposition a prit sa forme sans doute au moment où elles s'y attendaient le moins.
D'où nait un beau jour la volonté d'épurer l'image, de laisser deviner les formes de représentations des scènes sans le décorum ? Un pari fou. L'envie de s'extraire de tout ce qui est reconnu, probablement. Donner à voir et à entendre, autrement. C'est une démarche et un questionnement que je comprends. On n'est jamais sûr d'arriver à un résultat plausible, engageant, possible, mais il faut tenter.
Aurait-t-il pû être seulement radiophonique ce scénario-là ? comme le suggérait pauvrement un critique...
C'est retirer, à mon sens, le nerf même, du film, qui n'a de cesse d'interroger cette notion d' incarnation, la chair même, celles des des mots, et les mots qui viennent de la vie, d'une vie incarnée, in carne, et qui ne reprend vie qu' au travers de la chair, celle d'une comédienne, celle d'un boeuf écorché, celle de l'amie.
Imaginons ce que ce film aurait pû être, si chaque scène avaient été représenté de façon naturaliste, comme il devait se faire à l'origine...
Mais non, n'y pensons pas.
La réalisatrice Judith Abitbol a fait le choix de la narration sans embages, après une lecture donnée du scénario par Nathalie Richard. Et, à la voir à l'écran, on comprend ce choix drastique de l'épure.
Il faut alors faire confiance à la force du squelette narratif, et à l'évocation d'une lecture scénaristique. Avoir confiance en la charpente textuelle et à l'écho de son interprète. Et ici et là, très précisément, y déposer les images d'un ailleurs et d'un autre temps qui donnent alors l'éclairage entier à tout ce pourquoi du film.
Un pari osé.
Ce que l'on voit dans ce film - et pourquoi il est encore heureux de le voir - malgré sa maigre distribution en salles, c'est aussi le travail d'une comédienne qui, de répétitions en répétitions, d'intentions en intensité, se réapproprie les mots, le jeu des scènes, avec une jubilation non feinte, et une gracieuse justesse du geste. Quel bonheur que cet oeil-caméra pour avoir le privilège de regarder les autres vivre de si prêt, et avec "tant d'amour..."
"A bas bruit" est un film document, une pierre angulaire, au sens où il interroge l'artifice "cinéma", où il force le pouvoir de l'imaginaire spectatoriel, où il se projette confiant, entre nos synapses habitués à la disperssion. On nous propose d'éxpérimenter un cadre d'écoute, d'observation et d'invention. Presque oui, comme au théâtre, la focale et le choix des prises en plus.
La comédienne est filmée au plus prêt de sa texture de peau et se dévoile avec toute cette magie mystérieuse que les grandes comédiennes maîtrisent, sans besoin de se grimer.
"A bas bruit" est un film qui invente son propre langage avec un certain goût du risque, celui de ne pas plaire d'emblée. Mais comment faire autrement pour être à la hauteur de l'intraduisible, si ce n'est de continuer à interroger la matière sur laquelle la douleur peut se projeter, se traduire, s'incarner et se transcender ?
Projections à Paris à L'Espace St Michel, et MK2 Beaubourg.
autres documents sur le film http://www.filmsduparadoxe.com/abasbruit.html
19/06/2013
Messager
Un extrait de Lettres à un jeune poète
[...] Cherchez en
vous-mêmes. Explorez la raison qui vous commande d'écrire;
examinez si elle plonge ses racines au plus profond de votre coeur;
faites-vous cet aveu : devriez-vous mourir s'il vous était interdit
d'écrire. Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus
silencieuse de votre nuit; me faut-il écrire ? Creusez en
vous-mêmes à la recherche d'une réponse profonde. Et si celle-ci
devait être affirmative, s'il vous était donné d'aller à la
rencontre de cette grave question avec un fort et simple "il le
faut", alors bâtissez votre vie selon cette nécessité; votre vie,
jusqu'en son heure la plus indifférente et la plus infime, doit
être le signe et le témoignage de cette impulsion. Puis vous vous
approcherez de la nature. Puis vous essayerez, comme un premier homme,
de dire ce que vous voyez et vivez, aimez et perdez. N'écrivez
pas de poèmes d'amour; évitez d'abord les formes qui sont trop
courantes et trop habituelles : ce sont les plus difficiles, car
il faut la force de la maturité pour donner, là où de bonnes et
parfois brillantes traditions se présentent en foule, ce qui vous
est propre. Laissez-donc les motifs communs pour ceux que vous
offre votre propre quotidien; décrivez vos tristesses et vos
désirs, les pensées fugaces et la foi en quelque beauté. Décrivez
tout cela avec une sincérité profonde, paisible et humble, et
utilisez, pour vous exprimer, les choses qui vous entourent, les images
de vos rêves et les objets de votre souvenir. Si votre quotidien
vous paraît pauvre, ne l'accusez pas; accusez-vous vous-même,
dites-vous que vous n'êtes pas assez poète pour appeler à vous
ses richesses; car pour celui qui crée il n'y a pas de pauvreté,
pas de lieu pauvre et indifférent. Et fussiez-vous même dans une
prison dont les murs ne laisseraient parvenir à vos sens aucune
des rumeurs du monde, n'auriez-vous pas alors toujours votre
enfance, cette délicieuse et royale richesse, ce trésor des
souvenirs ? Tournez vers elle votre attention. Cherchez à faire resurgir
les sensations englouties de ce vaste passé; votre personnalité
s'affirmera, votre solitude s'étendra pour devenir une demeure de
douce lumière, loin de laquelle passera le bruit des autres.
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